Avant-propos

Si tu vas à Rio… n'oublie pas ton infectiologue

Mis en ligne le 16/09/2016

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Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais, cet été, dans les médias, après le terrorisme et le sport, c'est notre spécialité qui a été le plus souvent convoquée. À commencer par les Jeux olympiques de Rio et ce qui relève de la rumeur, ou de la médisance : si les nageurs français ont fait une si piètre prestation, ce serait… à cause du virus Zika. La capitale brésilienne aurait en effet introduit – sans que l'on sache si cela était intentionnel − un Aedes aegypti de haute affinité pour les nageurs français, qui suit leurs lignes d'eau durant l'entraînement et envahit sélectivement leurs chambrées.
De mémoire d'entomologiste a-t-on déjà vu une telle adaptation à l'hôte ? Au-delà, les messages de prévention contre le virus Zika semblent avoir été entendus. Sauf par Diana Reyes, une volleyeuse portoricaine de 23 ans qui a caché sa grossesse de 5 mois pour pouvoir participer aux Jeux olympiques de Rio.
Pas de zika, mais pas une seconde de jeu non plus.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais, cet été, dans les médias, après le terrorisme et le sport, c'est notre spécialité qui a été le plus souvent convoquée. À commencer par les Jeux olympiques de Rio et ce qui relève de la rumeur, ou de la médisance : si les nageurs français ont fait une si piètre prestation, ce serait… à cause du virus Zika. La capitale brésilienne aurait en effet introduit – sans que l'on sache si cela était intentionnel − un Aedes aegypti de haute affinité pour les nageurs français, qui suit leurs lignes d'eau durant l'entraînement et envahit sélectivement leurs chambrées.
De mémoire d'entomologiste a-t-on déjà vu une telle adaptation à l'hôte ? Au-delà, les messages de prévention contre le virus Zika semblent avoir été entendus. Sauf par Diana Reyes, une volleyeuse portoricaine de 23 ans qui a caché sa grossesse de 5 mois pour pouvoir participer aux Jeux olympiques de Rio.
Pas de zika, mais pas une seconde de jeu non plus.

Liens d'interêts

G. Pialoux déclare ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

auteur
Pr Gilles PIALOUX
Pr Gilles PIALOUX

Médecin
Pathologie infectieuse et tropicale, clinique et biologique
Hôpital Tenon, AP-HP, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Infectiologie