Dossier

Prise en charge de la douleur postamygdalectomie

Mis en ligne le 13/12/2016

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La douleur est intense dans les suites d'une amygdalectomie. Elle doit être prise en charge dès le début, sans attendre que l'enfant ne la manifeste. Le paracétamol est souvent insuffisant. La codéine a été interdite dans cette indication du fait du risque de dépression respiratoire. Le tramadol expose probablement aux mêmes risques. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont efficaces et sûrs, même s'ils augmentent un peu le risque de saignement. Les corticoïdes demandent à être évalués.

Depuis avril 2013, la codéine n'est plus autorisée comme antalgique après une amygdalectomie. Cette restriction est intervenue après l'observation, aux États-Unis, d'une majoration du risque respiratoire chez des enfants en ayant reçu après adéno-amygdalectomie.

La publication de ces cas a permis de mettre en évidence des profils différents de métabolisme de la codéine. Cette dernière est une prodrogue, transformée en morphine dans l'organisme par le cytochrome P450 2D6. Or, l'activité de cette enzyme varie d'un sujet à l'autre. Il existe ainsi des “métaboliseurs rapides” ou “ultra rapides” qui transforment plus rapidement la codéine en morphine. Les taux sanguins de morphine sont donc plus élevés chez ces patients, ce qui majore le risque toxique, notamment l'effet dépresseur respiratoire.

Liens d'interêts

S. Pondaven-Letourmy déclare avoir des liens d’intérêts avec Pfizer (participation au board pédiatrique).

auteur
Dr Soizick PONDAVEN LETOURMY
Dr Soizick PONDAVEN LETOURMY

Médecin
ORL et chirurgie cervico-faciale
Hôpital Clocheville, CHU, Tours
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
ORL,
Pédiatrie
Mots-clés