Fiche

Le score de propension : Partie I - Présentation de la méthode

Mis en ligne le 05/09/2016

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Pour prouver l'efficacité d'un nouveau traitement, le gold standard est l'essai prospectif randomisé comparant, si possible en double insu, ledit traitement au traitement de référence ou à un placebo. Mais il y a des situations où cette méthodologie n'est pas applicable, notamment lorsque le choix de la thérapie utilisée dépend de l'indication ou du patient, après discussion entre le médecin et son patient : l'ablation d'un sein suite à un cancer peut être complétée, selon le contexte, par une reconstruction, mais ce geste nécessite un accord préalable de la patiente, ce qui rend impossible une procédure de tirage au sort. Les études rétrospectives sont aussi concernées par la recherche d'efficacité différentielle : il peut être parfois tentant de comparer 2 cohortes historiques traitées selon 2 protocoles différents afin de mettre en évidence les bénéfices de l'un par rapport à l'autre, hélas avec tous les risques de biais que l'on connaît. En effet, les groupes comparés ne sont pas comparables dès l'inclusion ! Dans de telles conditions, pour évaluer l'effet d'un traitement, P.R. Rosenbaum et D.B. Rubin ont proposé en 1983 une méthodologie novatrice, alternative à la méthodologie classique des essais prospectifs contrôlés randomisés. Ces auteurs ont montré que dans certaines circonstances, on pouvait grandement réduire les biais de sélection grâce au calcul d'un score de propension. Nous allons détailler cette méthodologie et indiquer ses principales limites.

auteurs
M Fabrice KWIATKOWSKI

Division de recherche clinique, Centre Jean Perrin, Clermont-Ferrand, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Silvy LAPORTE

Médecin, Pharmacologie, Hôpital Nord, CHU, Saint-Étienne, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Pharmacologie
Mots-clés