Dossier

Le diagnostic de l'asthme sévère en 2016

Mis en ligne le 13/05/2016

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  • Le diagnostic d'asthme sévère reste complexe, car il repose sur un faisceau d'arguments cliniques, anamnestiques et paracliniques observés sur une période minimale allant de 6 à 12 mois.
  • Sévère n'est pas synonyme de difficile, et la démarche qui mène de l'un à l'autre comprend la révision du diagnostic, l'évaluation de l'adhésion et des comorbidités.
  • La sévérité suggère le risque, présent ou futur, lequel est essentiellement lié aux exacerbations, à la perte de la fonction respiratoire et aux effets indésirables éventuellement inacceptables des traitements.

Il peut paraître étonnant que l'on consacre encore des chapitres entiers à la question du diagnostic de l'asthme. Maladie fréquente, relativement connue, bénéficiant donc d'une représentation dans la population générale, ses caractéristiques sont largement enseignées et elle fait l'objet d'une importante médiatisation tant à l'intention des professionnels que du grand public. Paradoxalement, le diagnostic d'asthme reste essentiellement d'ordre clinique et anamnestique, les différents examens complémentaires proposés ne faisant qu'apporter des arguments de présomption rarement définitifs. Le plus souvent, nous nous interrogeons sur l'existence effective de l'asthme avant d'en apprécier le niveau de sévérité. Aujourd'hui encore, la réalité de ce diagnostic doit être discutée, car il s'agit d'une pathologie hétérogène de pronostic incertain.

auteurs
Pr Arnaud BOURDIN

Médecin, Pneumologie, Hôpital Arnaud de Villeneuve, CHRU, Montpellier, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Pascal CHANEZ

Médecin, Pneumologie, Clinique des bronches, CHU, Marseille, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Pneumologie
thématique(s)
Asthme
Mots-clés