Mise au point

Activité physique et prévention du déclin cognitif

Mis en ligne le 26/10/2017

Auteurs : J.L. Barnay, G. Wauquiez, C. Marie, V. Grémeaux

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  • Le déclin cognitif lié à l'âge est un phénomène physiologique normal, et touche généralement en premier lieu les fonctions exécutives de façon infraclinique, bien avant les plaintes du patient. Les fonctions exécutives sont les processus cognitifs les plus favorablement influencés par la pratique d'un exercice physique régulier.
  • Les personnes pratiquant une activité physique régulière au cours de leur vie voient leur risque relatif de démence diminuer d'environ 1/3.
  • La mise en place d'un programme d'activité physique adaptée permet d'améliorer les fonctions cognitives, même chez les sujets âgés fragiles, les sujets atteints d'un trouble cognitif léger (MCI) et les patients à haut risque vasculaire.
  • Les modalités optimales de l'activité physique, intervention non pharmacologique efficace pour maintenir et améliorer les fonctions cognitives et la qualité de vie des sujets âgés, méritent d'être mieux définies.

La diminution des performances cognitives est un problème de santé publique dans nos populations vieillissantes, et expose au risque d'altérations cognitives ultérieures, limitant les activités et la participation, qui représentent la première cause de perte d'autonomie et le premier facteur d'entrée en institution.

Il est bien établi que le vieillissement normal s'accompagne d'une fragilisation des structures et des mécanismes de fonctionnement cérébraux, avec une possible altération des processus cognitifs, mais ce vieillissement ne s'accompagne en aucun cas de processus dégénératifs, et surtout pas de perte d'autonomie ou de situation de dépendance. Ce déclin cognitif normal, appelé Age-Related Cognitive Decline (ARCD) par les Anglo-Saxons, est une entité décrite dans le DSM-IV comme “un déclin objectivement identifié du fonctionnement cognitif lié au processus de vieillissement, qui reste dans les limites de la normale pour l'âge de la personne”. La pente de ce déclin est habituellement relativement linéaire, mais il existe néanmoins une très grande variabilité interindividuelle, et également en fonction du processus cognitif considéré (1).

Liens d'interêts

J.L. Barnay et les coauteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteurs
Dr José-Luis BARNAY

Médecin, Médecine physique et réadaptation, CHU de la Martinique, Le Lamentin, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Christine MARIE

Pharmacien, Inserm U1093, Université de Bourgogne, Dijon, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Vincent GRÉMEAUX

Médecin, Médecine physique et réadaptation, Institut des sciences du sport de l’université de Lausanne (ISSUL), Lausanne, Suisse

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Psychiatrie,
Médecine physique & réadaptation
Mots-clés