Dossier

Microbiote et obésité : données cliniques et chirurgicales

Mis en ligne le 21/12/2016

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  • Ces 8 dernières années, des progrès considérables ont permis d'étudier le microbiote intestinal grâce aux techniques de séquençage du génome bactérien.
  • Ces techniques appliquées dans des populations de sujets non obèses, obèses, ou diabétiques (obèses ou en surpoids) ont révélé des profils de microbiote bien différents.
  • Outre des changements dans la composition des groupes bactériens, 20 à 30 % de la population de sujets obèses ont un appauvrissement du microbiote intestinal. Ces patients au microbiote appauvri ont un risque cardiométabolique plus élevé que ceux dont le microbiote est riche et dont la diversité bactérienne est accrue.
  • Les interventions diététiques ou la chirurgie bariatrique modifient le profil individuel du microbiote : un enrichissement est observé.
  • Il est nécessaire de comprendre si les modifications du microbiote expliquent les améliorations métaboliques et inflammatoires observées lors de ces interventions.

Les causes de la progression de l'obésité partout dans le monde sont nombreuses. Ainsi sont reconnues les contributions de facteurs génétiques et épigénétiques, en interaction avec les changements des habitudes de vie (modification alimentaire, sédentarité), mais aussi de facteurs moins habituels comme l'exposition à des substances toxiques. Les facteurs biologiques impliqués sont nombreux et concernent notamment les processus neuronaux et hormonaux, les dialogues interorganes (tissu adipeux-cerveau, tissumuscle, intestin-cerveau, etc.) par l'intermédiaire de très nombreux signaux très perturbés au cours du développement de l'obésité et de la progression de ses comorbidités. Dans ce contexte, le rôle du microbiote intestinal a émergé comme un acteur potentiel de ces dialogues interorganes jouant un rôle dans le développement de l'obésité et de ses comorbidités, comme le diabète de type 2 (DT2) et les maladies cardiovasculaires. Ces pathologies chroniques ont en commun une inflammation dite de bas grade, systémique et tissulaire.

Liens d'interêts

J. Aron-Wisnewsky déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteurs
Dr Judith ARON-WISNEWSKY

Médecin, Endocrinologie et métabolismes, Groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Karine CLÉMENT

Médecin, Endocrinologie et métabolismes, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Endocrinologie,
Gastroentérologie,
Psychiatrie
thématique(s)
Diabète
Mots-clés