Dossier

Les nouvelles cibles et modalités de développement des antidépresseurs

Mis en ligne le 22/06/2017

Auteurs : Jean-Philippe Guilloux, Alain M. Gardier, Denis J. David

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  • Depuis 60 ans, peu de molécules aux mécanismes d'action innovants ont été proposées dans le traitement de la dépression caractérisée. De nouvelles molécules présentant une non-sélectivité maîtrisée et dirigée vers de nouvelles cibles, par des mécanismes d'action multicibles ou multimodaux ont été mises en place. D'autres molécules, comme la kétamine, ayant des effets antidépresseurs rapides, orientent les stratégies de développement vers la modulation de nouvelles voies de neurotransmission.
  • Outre le traitement des épisodes dépressifs, ces molécules semblent corriger certaines comorbidités associées à la dépression.
  • Afin d'évaluer, en préclinique, l'efficacité de ces molécules, une approche globale des différents aspects du comportement émotionnel dans des modèles pertinents de la pathologie est absolument nécessaire.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit que, d'ici 2030, la dépression caractérisée sera la deuxième cause d'invalidité dans le monde (1). En France, d'après un rapport de l'Institut de veille sanitaire, les épisodes dépressifs caractérisés affecteraient 7,8 % de la population. Selon le baromètre Santé 2010 de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé, la prévalence de l'épisode dépressif caractérisé est de 7,5 % parmi les 15-85 ans.

Selon le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le trouble dépressif caractérisé se définit par une humeur ou une perte d'intérêt ou de plaisir généralisé pendant au moins 2 semaines consécutives, et ce pratiquement toute la journée et presque chaque jour (2). Le trouble est avéré si, durant cette période :

-  apparaissent au moins 4 des symptômes suivants : fatigue, ralentissement psychomoteur, perte de poids ou d'appétit, sommeil altéré, difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions, idées de dévalorisation ou de culpabilité et idées de mort récurrentes ou tentatives de suicide ;

- ces symptômes entraînent une perturbation des activités habituelles.


Liens d'interêts

J.P. Guilloux déclare avoir des liens d’intérêts avec Lundbeck (conférences).

A.M. Gardier déclare avoir des liens d’intérêts avec Lundbeck, Pfizer, Pierre Fabre et Servier (activité de conseil ; versements substantiels au budget d’une institution dont il est responsable).

D. David déclare avoir des liens d’intérêts avec Lundbeck, Roche, Servier (activité de conseil, conférences; versements substantiels au budget d’une institution dont il est responsable) ainsi que Euthérapie (activité de conseil, conférences).

auteurs
Dr Jean-Philippe GUILLOUX

CESP/UMR S 1178, Université Paris-Sud ; Faculté de pharmacie, Inserm, Université Paris-Saclay, Châtenay-Malabry, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Alain GARDIER

CESP/UMR S 1178, Université Paris-Sud ; Faculté de pharmacie, Inserm, Université Paris-Saclay, Châtenay-Malabry, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Denis DAVID

CESP/UMR S 1178, université Paris-Sud ; faculté de pharmacie, Inserm, université Paris-Saclay, Chatenay-Malabry, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Pharmacologie,
Psychiatrie
Mots-clés