Smartphones

Décision en imagerie assistée par ordinateur

Mis en ligne le 01/02/2001

Auteurs :

Lire l'article complet (pdf / 142,30 Ko)
L‘informatique occupe une place prépondérante dans l’imagerie médicale. Acquisition, reconstruction d’images sont monnaie courante pour le radiologue ; mais pour le clinicien, les choses se limitaient jusqu’à présent à des cédéroms encyclopédiques. Un logiciel créé par deux confrères provençaux comble cette lacune ; il s’agit de “DIAPO®” (décision en imagerie assistée par ordinateur).
Première utilisation Le lancement du logiciel affirme sa volonté didactique en nous proposant d’emblée une image test : à nous d’en faire le diagnostic ! La solution s’obtient en cliquant l’icône adéquate et il est possible d’afficher un rappel des principales caractéristiques de la maladie. Au-delà de cet aspect ludique, la volonté des concepteurs est de nous fournir un outil utile à notre pratique quotidienne. Ainsi ce logiciel peut être utilisé de différentes façons : aide au diagnostic, encyclopédie ou outil de formation. Diagnostic radiologique Comme l’intitulé du logiciel le précise, nous pouvons demander au logiciel une orientation diagnostique devant tel ou tel signe radiologique. Par exemple, une anomalie radiologique des parties molles de l’épaule : une succession de menus nous conduit de la région anatomique au type d’anomalie constatée (calcification, masse de tonalité graisseuse...).
Finalement, une série de propositions est faite au terme des choix précédents. En ce qui concerne notre cas, devant une masse des parties molles de l’épaule, le programme propose une soixantaine de diagnostics.
Aide au diagnostic clinique Au-delà de ces qualités, directement liées à l’analyse de l’imagerie, le logiciel permet, à partir de la saisie d’informations cliniques et biologiques, de proposer une orientation diagnostique. Par exemple, “dyspnée”, “augmentation de la vitesse de sédimentation” et “syndrome de Raynaud” entraînent la sélection de 54 maladies, dont bien sûr la sclérodermie.
Il est important de souligner la souplesse de ce logiciel : la saisie des informations peut être modifiée, affinée ou élargie. De plus, l’utilisateur peut enrichir sa base de données de ses propres commentaires. Cela peut s’avérer particulièrement utile lors d’une utilisation en groupe, au sein d’un service hospitalo-universitaire par exemple. Un répertoire considérable Il est également possible d’utiliser le logiciel comme une encyclopédie, en interrogeant la base de données. Les potentialités sont vastes : 1 500 maladies et plus de 15 000 images archivées ! Le programme propose un condensé des principaux traits cliniques de la maladie, et des icônes permettent d’accéder aux principales caractéristiques iconographiques et biologiques de l’affection. Un EPU virtuel Cette partie est certainement la meilleure du logiciel. Il s’agit de dossiers richement illustrés pour lesquels le candidat, à travers les données cliniques et paracliniques, devra parvenir au diagnostic, au terme d’un “quizz” interactif. Bien entendu, l’imagerie occupe une place importante et il s’agit tout d’abord de reconnaître les zones pathologiques puis de les identifier : ostéolyse limitée, diffuse... Dans un troisième temps, la stratégie diagnostique se poursuit avec un choix d’examens complémentaires dont il faudra tirer le meilleur parti ! Ce logiciel est ambitieux et souffre peut-être d’un désir d’exhaustivité : la qualité des images est inégale, mais ce défaut devrait s’améliorer dans les prochaines versions. Cependant, son utilisation est agréable et il nous paraît utile, tant pour l’étudiant que pour le clinicien. Il n’est disponible que pour PC, et son prix est d’environ 3 000 F.
centre(s) d’intérêt
Rhumatologie