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Quelle place a et devrait avoir la TEP-TDM au FDG dans le bilan d'extension du cancer du sein ?

Mis en ligne le 07/12/2015

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La TEP-TDM au FDG est performante pour le bilan initial d'extension du cancer du sein localement avancé. Un avantage important par rapport à l'imagerie conventionnelle est sa capacité d'examiner les ganglions extra-axillaires, le thorax, l'abdomen et l'os en un seul temps. La TEP apporte également des informations utiles en cas de maladie T3N1 (stade IIIA), T3N0 et T2N1 (stade IIB). La TEP est inutile en cas de maladie T1N0. En raison de sa résolution spatiale limitée, elle est moins performante que la technique du ganglion sentinelle. Par ailleurs, les principaux facteurs tumoraux à l'origine d'une faible fixation du FDG sont la faible prolifération, le bas grade, la forte expression des récepteurs hormonaux et la forme histologique lobulaire.

Pour traiter au mieux les patientes atteintes d'un cancer du sein, les caractéristiques biologiques de la tumeur et l'étendue de la maladie doivent être connues avec précision. La tomographie par émission de positons au fluorodésoxyglucose couplée à la tomodensitométrie (TEP-TDM au FDG) a montré des performances élevées pour le bilan d'extension du cancer localement avancé. Sa définition n'est pas consensuelle. Selon le National Comprehensive Cancer Network (NCCN), le cancer localement avancé correspond à l'ensemble des stades III de l'American Joint Committee on Cancer (AJCC), à l'exception des tumeurs T3N1 (tableau). Récemment, plusieurs études ont souligné le rôle de la TEP en cas de cancer d'un stade moins avancé. Par ailleurs, la fixation du FDG dépend des caractéristiques de la tumeur : par exemple, elle est faible pour le type histologique lobulaire.

Au vu des dernières publications et de notre expérience, nous discuterons de la place de la TEP-TDM dans le bilan initial du cancer du sein. Nous essaierons de déterminer si le stade clinique et les caractéristiques tumorales peuvent permettre de déterminer des groupes de patientes qui pourraient tirer un bénéfice de cet examen.

auteur
Dr David GROHEUX

Médecin
Médecine nucléaire
Hôpital Saint-Louis, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Oncologie sénologie,
Sénologie
Mots-clés