Les antimémoires du nourrisson

Mis en ligne le 01/02/2010

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Dans ses Antimémoires (1967), Malraux pose la question de la fonction des souvenirs. Il dit détester son enfance et donc ne pas voir l’intérêt de s’y référer. Dans son texte se mêlent récits fictifs, vrais et faux souvenirs, méditations. Ce n’est pas la mémoire qui est à l’oeuvre mais un mélange qu’en fait nous appelons tous «mémoire » et qui n’est, comme chez Malraux, qu’un produit hybride, métissé, un palimpseste construit pour justifier notre histoire ou pour l’expliquer. Malgré tout, tout le monde (même André Malraux dont nous n’allons pas écrire la psychobiographie) a en lui des marques, des traces, des réminiscences de son enfance la plus précoce, et c’est sans doute cette mémoire non viciée par les masques du langage qui est la plus authentique.
centre(s) d’intérêt
Pédiatrie