Dossier

Dépassionner l'autisme infantile

Mis en ligne le 01/05/2012

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Nous sommes tous liés par des fils, invisibles mais solides, qui signent notre appartenance à une religion, à une ethnie, à une nationalité, à un clan ou à un courant de pensée. Il nous est difficile de penser autrement que le courant de pensée auquel nous appartenons.
Les psychanalystes ont une manière de penser le psychisme humain en rapport avec la place centrale qu’y occupe le complexe d’OEdipe. Et cette manière de penser a prévalu pendant des décennies.
Aujourd’hui, cette manière de penser conserve une place importante, indispensable pour penser l’enfant comme un sujet. Mais, avec les classifications relevant de l’observation du comportement (DSM, CIM), on voit apparaître d’autres courants de pensée, prônant d’autres méthodes (médicaments, conditionnement) et qui s’attachent à traiter des pathologies dont la plupart ne peuvent être abordées efficacement par la psychanalyse. Une collègue, éminente spécialiste du TDAH, avançait récemment cette idée que « nous ne voyons pas les mêmes enfants », certains relevant du champ analytique, d’autres de thérapeutiques différentes. Dans les échanges entre professionnels, le débat tend à devenir plus serein et les publications plus consensuelles.
centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
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