Dossier

Masques, distanciation, hygiène des mains, capteurs, purificateurs : quelle efficacité ?

Mis en ligne le 31/12/2021

Auteurs : A. Si-Ali, R. Cohen

  • Au début de la pandémie de Covid-19, il était admis que le SARS-CoV-2 se transmettait essentiellement par les « grosses gouttelettes » émises en parlant, en toussant ou en éternuant. Ces grosses gouttelettes tombent généralement rapidement sur le sol et les surfaces à moins de 2 mètres, d'où l'intérêt de la distanciation (1 à 2 mètres selon les pays) et du masque chirurgical (qui est avant tout un masque antiprojection). Il était admis aussi que le SARS-CoV-2 se transmettait par les mains (ce qui s'est avéré vrai et implique une bonne hygiène des mains) et par les objets (ce qui est aujourd'hui considéré comme très improbable, ce mode de contamination n'ayant pratiquement pas eu de rôle dans la dynamique de l'épidémie). En revanche, au fil du temps, la place donnée à la transmission « air » (par les microaérosols émis en ­parlant, en éternuant ou en toussant, qui se dispersent dans les espaces ­fermés où ils peuvent persister pendant plusieurs mois) va croissant.
  • En fait, les virus respiratoires sont présents dans tous les types de particules (peu importe la taille), mais ce sont celles dans lesquelles ils survivent le mieux qui présentent le risque le plus important. Plus on parle fort, plus on chante fort, plus on tousse, plus on éternue, plus nombreuses sont les particules émises. Moins l'air est renouvelé, plus longtemps elles persistent. Ces ­données permettent de comprendre que le risque est quasiment nul en extérieur dès lors que l'on maintient une distanciation correcte.
Liens d'interêts

A. Si-Ali et R. Cohen déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts en relation avec cet article.

auteur
Pr Robert COHEN
Pr Robert COHEN

Médecin
Pédiatrie
CHI de Créteil, Créteil
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
thématique(s)
Covid-19