Neuro-anatomie

Mouvements anormaux de l'enfant

Mis en ligne le 01/05/2009

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Les mouvements paroxystiques chez l’enfant sont fréquents. Lorsque l’on parle de mouvements anormaux, on sous-entend le plus souvent qu’il ne s’agit pas d’une épilepsie. Les mouvements anormaux peuvent être paroxystiques ou permanents. Ce premier élément est déterminant pour l’orientation étiologique. Il est souvent difficile ou impossible de faire décrire la sémiologie des mouvements anormaux par les parents. Aussi faudra-t-il observer soi-même ou demander aux parents de filmer les mouvements si ceux-ci sont intermittents.
Devant les mouvements anormaux intermittents, une épilepsie est fréquemment évoquée. L’analyse clinique ne permet pas toujours de se prononcer sur la nature épileptique des événements. Si un doute persiste malgré l’analyse sémiologique et l’examen clinique, l’enregistrement vidéo-EEG de l’événement permettra d’apporter la réponse. Toutefois, un électroencéphalogramme qui n’a pas permis l’enregistrement de l’événement ne permet pas de conclusion.
Les manifestations paroxystiques non épileptiques de l’enfant peuvent être analysées en fonction de l’âge de survenue, en fonction de leur relation avec le sommeil et bien entendu selon les symptômes observés. La nature intermittente ou continue des mouvements anormaux est également importante. Différents éléments sémiologiques sont ensuite analysés : la ou les parties du corps concernées, l’amplitude des mouvements, l’aspect rythmique et/ou stéréotypé des mouvements.
Parmi les mouvements anormaux permanents, nous évoquerons la chorée, les dystonies et les tremblements. Parmi les mouvements anormaux intermittents, nous évoquerons les tics, les stéréotypies, les myoclonies et les dyskinésies paroxystiques. Notre but dans cet exposé n’est pas d’être exhaustif. Nous n’aborderons ici que les mouvements anormaux les plus fréquents.
centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
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