Mise au point

Que faire devant des hémorragies génitales prépubertaires ?

Mis en ligne le 27/10/2015

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Par hémorragie génitale prépubertaire, on entend tout saignement d'origine génitale, quelles que soient son abondance, sa durée et sa fréquence, survenant avant le démarrage pubertaire. Ce symptôme est souvent source d'une inquiétude majeure. Une analyse séméiologique précise et un examen clinique attentif, au besoin complétés par une échographie pelvienne, permettent de faire le diagnostic dès la première consultation dans près de 80 % des cas. Trois questions simples permettent d'orienter la démarche diagnostique : le saignement est-il d'origine vulvaire, le saignement est-il d'origine vaginale, et dans ce cas est-il ou non accompagné de signes hormonaux ?

Julie, six ans et neuf mois est amenée par sa mère en consultation d'endocrinologie pédiatrique pour des saignements retrouvés dans la culotte. L'interrogatoire permet de préciser que les saignements sont de moyenne abondance et qu'ils sont apparus depuis cinq jours. La mère indique qu'au cours des deux mois précédant la consultation l'enfant s'est plainte de douleurs abdominales ponctuelles évoluant par crises.

L'examen clinique objective des saignements d'origine vaginale, rouges, de moyenne abondance. La vulve est oestrogénisée ; il n'y a pas d'hypertrophie clitoridienne, pas de lésion détectable à l'examen clinique. On constate une poussée mammaire et une pilosité pubienne débutantes. Le stade pubertaire est donc coté A1P2S2. L'examen cutané est normal. L'analyse de la courbe de croissance montre que la croissance staturale se fait sur la moyenne jusqu'à l'âge de six ans, puis on observe une accélération de la vitesse de croissance, et la taille passe à +1 DS. La croissance pondérale est parallèle à la croissance staturale.

centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
thématique(s)
endocrinologie
Mots-clés