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Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité, dyspraxie, psychose: union libre ou mariage forcé

Mis en ligne le 01/11/2011

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L’union libre, tout le monde connaît. Le Mariage forcé est une pièce de Molière où un barbon (Sganarelle) veut s’offrir une jeunesse en épousant une jeune femme et pense en faire son objet. Mais la demoiselle, elle, voit le mariage comme un moyen d’échapper à son père et d’être libre pour séduire, en espérant bien que son mari sera compréhensif. Le futur époux, comprenant qu’il est un cocu potentiel, veut renoncer à cet engagement, mais les frères de la demoiselle lui donnent le choix : le mariage (forcé) ou la mort… tout cela avec une réflexion sur le couple qui préfigure L’Ecole des femmes.
La dyspraxie est une symptomatologie neurodéveloppementale, le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) une maladie neuro - développementale, et la psychose une maladie psychiatrique. Ces trois cadres nosologiques peuvent-ils être autonomes, séparés, vivre chacun leur vie comme dans l’union libre ? Ou bien, comme dans le mariage forcé, sont-ils liés ? Y a-t-il dans chaque TDAH une part de psychose et de dyspraxie, dans chaque dyspraxie une part de TDAH et de psychose ? N’y a-t-il pas dans nombre de psychoses infantiles des troubles de l’activité et de la concentration que l’on nommerait TDAH si l’on restait à la surface des symptômes, ou une altération des rapports instrumentaux avec la réalité du corps et l’organisation visuo-spatiale et visuo-constructive que l’on nommerait dyspraxie ? Cette question se discute pour des enfants sur qui chacun de ces trois diagnostics a été posé de manière simultanée ou successive.
La psychose infantile n’existe plus dans les classifications internationales ; elle est devenue soit TED-NS (trouble envahissant du développement non spécifié), soit schizophrénie infantile, mais en réalité on continue à ne parler que d’elle, puisqu’on se pose en permanence la question de savoir s’il existe des éléments psychotiques (qu’on appelle aujourd’hui des éléments dysharmoniques) dans telle ou telle pathologie.
centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
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