Le sémaglutide augmente-t-il le risque de perte de vision par neuropathie optique ischémique ?
D’après Perinne RMA et al., abstr. 3055-0393, actualisé
Cette étude visait à évaluer l’augmentation du risque de neuropathie optique ischémique non artéritique associé aux agonistes des récepteurs du GLP-1. Une revue systématique de la littérature a été réalisée, incluant 11 études publiées avant octobre 2025.
Les études ont inclus globalement une population de 1 845 042 sujets, dont 895 905 utilisateurs de sémaglutide. Parmi les patients traités par sémaglutide, 374 986 étaient atteints de diabète de type 2,65 028 d’obésité, 202 205 de diabète de type 2 et obésité. Le diagnostic était inconnu pour 253 686 patients.
Les résultats de l’analyse groupée indiquent que le risque total estimé de neuropathie optique avec l’utilisation du sémaglutide est 8,23 fois plus élevé que celui du groupe témoin. Les études de cohorte rétrospectives ont rapporté un rapport de risque (HR) de 1,51, tandis que les analyses de disproportionnalité ont montré un ratio allant jusqu’à 17,30. Une étude de pharmacovigilance a également rapporté un HR de 11,12. En revanche, les données disponibles n’ont pas permis de distinguer précisément la différence de risque entre les patients traités pour diabète et ceux traités pour obésité.
En conclusion, ces résultats démontrent une association entre l’usage du sémaglutide et la neuropathie optique. Compte tenu de la nature irréversible de cette pathologie, des études prospectives de haute qualité sont nécessaires pour quantifier précisément ce risque. La pharmacovigilance doit rester une priorité absolue alors que l’utilisation des agonistes des récepteurs du GLP-1 continue de se généraliser à l’échelle mondiale.







