Registre IRIS® : efficacité en vie réelle du faricimab dans l’OVR
D’après Alvin Liu TY et al., abstr. 5050-0093, actualisé
Bien que les essais cliniques aient montré que le faricimab est à la fois sûr et efficace dans le traitement de l’œdème maculaire consécutif à une occlusion veineuse rétinienne (OVR), il existe peu de données en vie réelle concernant les patients atteints d’OVR, leurs schémas de traitement et leurs résultats visuels.
Il s’agit d’une étude rétrospective en vie réelle utilisant le registre IRIS® (Intelligent Research in Sight®) de l’American Academy of Ophthalmology, fondé sur des dossiers médicaux électroniques en ophtalmologie aux États-Unis.
Ont été inclus : des patients atteints d’occlusion de branche veineuse rétinienne (BRVO) ou d’OVR centrale (CRVO) , ayant reçu une 1re injection de faricimab (date index) entre octobre 2023 et juin 2024, avec latéralité connue, ≥ 12 mois de données avant l’instauration du faricimab, ≥ 12 mois de suivi et ≥ 2 mesures de la meilleure acuité visuelle corrigée (MAVC).
Les patients avec ≥ 2 mesures de l’épaisseur rétinienne centrale (ECR) ont été inclus dans l’analyse de sous-groupe. Au total 5 770 patients (5 894 yeux) avec BRVO et 4 159 patients (4 255 yeux) avec CRVO ont été inclus. La majorité des yeux (91,3 à 91,8 %) dans les 2 groupes avaient déjà été traités, dont 68 % par aflibercept 2 mg. Les résultats sont les suivants pour les BRVO et CRVO : 76 % des yeux naïfs de traitement et des yeux déjà traités ont maintenu ou amélioré leur acuité visuelle à M12 (figures 1 et 2).


Pour la cohorte BRVO, le nombre moyen (ET) d’injections a diminué de 4,3 (1,1) entre M1 et M6 à 2,6 (1,1) entre M7 et M12 (yeux naïfs), et de 4,1 (1,2) à 3,1 (1,3) (yeux déjà traités) pour les mêmes périodes. La tendance est comparable pour la cohorte CRVO.
En conclusion, près de 80 % des yeux atteints d’OVR traités par faricimab ont maintenu ou amélioré leur vision initiale après 12 mois. Une réduction du nombre d’injections a été observée au cours des 6 derniers mois de traitement, suggérant un allongement des intervalles de traitement. Ces résultats sont en faveur de l’efficacité, de la sécurité et de la durabilité en conditions réelles du faricimab dans le traitement de l’OVR.






