Crohn pédiatrique… et pourquoi pas l’UPA ?
D’après Yerushalmy-Feler A et al., abstr. DOP055, actualisé
Les données sur le traitement par upadacitinib chez les enfants atteints de maladie de Crohn sont peu nombreuses.
Cette étude rétrospective multicentrique (30 centres dans le monde) a été menée chez des enfants présentant une maladie de CRohn active traités par upadacitinib en traitement d’induction entre 2022 et 2024. Les données démographiques, cliniques, biologiques et d'imagerie ainsi que les effets indésirables ont été enregistrées à la semaine 8 après induction.
Cent enfants (âge médian de 15,8 [14,3–17,2] ans) ont été inclus. Tous les enfants avaient été traités antérieurement par des traitements biologiques, et 89 d'entre eux avaient reçu ≥2 biologiques. À la fin de la période d'induction de 8 semaines, une réponse clinique, une rémission clinique et une rémission clinique sans corticoïdes ni nutrition entérale exclusive ont été observées chez respectivement 75 %, 56 % et 52 % des enfants. Un taux normal de CRP a été observé chez 68 % des enfants et une calprotectine fécale <150 microg/g chez 58 % des patients. Le critère combiné de rémission clinique sans corticoïdes et normalisation de la calprotectine fécale a été observé chez 13/31 (42 %) des enfants ayant des données disponibles à 8 semaines. Des effets indésirables sont survenus chez 24 enfants, le plus fréquent étant l’acné (n=12). Deux effets indésirables (acné sévère et hypertriglycéridémie) ont conduit à l'arrêt du traitement.
L'upadacitinib apparaît donc un traitement d'induction efficace pour la MC pédiatrique réfractaire.








