Lymphome du manteau : un net avantage pour l’acalabrutinib en 1re ligne chez les patients de haut risque
D’après Dreyling M et al., abstr. S233, actualisé
Chez les patients âgés atteints d'un lymphome à cellules du manteau (LCM) non traité, les profils de haut risque (mutation de TP53, index Ki-67 élevé, score MIPI défavorable ou histologie blastique/pléomorphe) restent un défi thérapeutique. L’essai de phase III ECHO apporte des données prometteuses en faveur de l’ajout d’acalabrutinib à la combinaison bendamustine-rituximab (ABR) dans ce contexte.
Dans cette analyse post hoc, près des deux tiers (62 %) des 598 patients inclus présentaient au moins un facteur de haut risque. Résultat : la survie sans progression (SSP) est significativement prolongée avec ABR (49,5 mois) par rapport au bras placebo (placebo + BR, 36,0 mois ; HR = 0,74 ; p = 0,0432) (figure 1). Le bénéfice est encore plus marqué chez les patients présentant une forte prolifération tumorale (Ki-67 ≥ 30 %) et/ou une histologie défavorable (HR = 0,64 ; p = 0,0092).

Sur le plan de la réponse, ABR induisait davantage de réponses complètes (67,9 % versus 47,5 %) et une meilleure réponse globale (89,8 % versus 84,7 %). D’autre part, une tendance positive en survie globale était également observée, accentuée après exclusion des décès liés au COVID-19.
En résumé, l’association ABR démontre une supériorité claire en termes de SSP et de réponse complète chez les patients à haut risque. Ces résultats confortent l’intérêt d’un traitement ciblé dès la 1re ligne dans cette population à mauvais pronostic, où les approches conventionnelles montrent leurs limites.







