Gains visuels sous faricimab versus aflibercept 2 mg chez les patients naïfs atteints de DMLA n présentant de lésions de petite taille : analyse post hoc de TENAYA et LUCERNE
D’après Nudleman E et al., abstr. 505-0242, actualisé
Cette analyse post hoc des essais cliniques de phase III TENAYA et LUCERNE a examiné les caractéristiques initiales des patients et des membranes néovasculaires secondaires à la DMLA, capables de prédire une réponse visuelle supérieure au faricimab par rapport à l’aflibercept 2 mg (MAVC ≥ 3 lettres).
Un sous-groupe de 231 yeux (faricimab : n = 115 ; aflibercept 2 mg, n = 116) a été identifié, caractérisé par des lésions de petite taille (sous le 20e percentile, soit < 1,114 mm2) et une acuité visuelle en faible luminance (LLVA) préservée (≥ 20e percentile). 7 patients ont été exclus (rupture de suivi et/ou survenue d’un événement indésirable).
Les bénéfices du faricimab dans cette population sont marqués par rapport à l’aflibercept 2 mg.
- Gains visuels précoces : à S12, après la phase d’induction, les patients sous faricimab ont gagné en moyenne 8,7 lettres contre 5,9 lettres pour ceux sous aflibercept (p = 0,0045).
- Résultats à long terme : à A2 (moyenne des S104, S108 et S112), le gain visuel restait significativement supérieur, avec 8,1 lettres pour le faricimab contre 4,8 pour l’aflibercept (p = 0,0295).
- Durabilité : environ 80 % des patients traités par faricimab ont pu être maintenus sur un intervalle de traitement de 16 semaines (Q16W) à la S112.
La présence de petites lésions au moment du diagnostic peut être l’indicateur d’une maladie à un stade précoce. Dans ce contexte, en excluant les yeux avec une faible LLVA, l’instauration d’une double inhibition Ang-2/VEGF-A par faricimab permet d’obtenir des gains visuels supérieurs à l’aflibercept 2 mg (figure).







