Résultats en vie réelle du faricimab dans l’OMD : analyse du registre IRIS®
D’après Cooper BA et al., abstr. 3727, actualisé
Le faricimab influence-t-il la charge de traitement et les coûts de santé globale pour les patients atteints d’œdème maculaire diabétique (OMD) ?
Il s’agit d’une étude de cohorte rétrospective reliant les données de facturation d’un assureur national et les dossiers médicaux du registre IRIS® de l’American Academy of Ophthalmology.
Cette étude a analysé les données de 1 360 yeux de 902 patients (85 yeux de 45 patients naïfs de traitement, 1 275 yeux de 857 patients ayant déjà bénéficié d’un autre traitement), atteints d’OMD, traités par au moins 1 injection intravitréenne de faricimab dans l’année précédant la date index, avec un suivi minimal d’une année.
Pendant les 12 mois de suivi, 995 yeux de 667 patients (73 %) ont continué le traitement par faricimab et 27 % des yeux (365 yeux de 235 patients) ont bénéficié d’un switch thérapeutique vers une autre molécule anti-VEGF. Parmi ces derniers, 231 yeux (63 %) de 141 patients ont été switched-back vers le faricimab, et 134 yeux (37 %) de 94 patients ont continué le traitement par un autre anti-VEGF.
Les yeux qui ont continué le traitement par faricimab ont été traités par 6 ± 2,7 injections/an, tandis que les yeux ayant changé de traitement ont eu 5,2 ± 2,7 injections/an de faricimab et 3,3 ± 2,6 injections/an d’anti-VEGF (figure 1).

Les yeux traités par faricimab ont eu une amélioration de l’acuité visuelle de 1,3 ± 13,4 lettres et une réduction de l’épaisseur rétinienne centrale de −50,1 ± 110,3 µm (figure 2). Les yeux ayant bénéficié d’un switch thérapeutique ont montré une amélioration visuelle de 0,6 ± 11,5 lettres et une réduction de l’épaisseur rétinienne centrale de −43,5 ± 113,8 µm.

À la fin du suivi, le coût du traitement était significativement moins élevé parmi les yeux ayant bénéficié uniquement du traitement par faricimab (p = 0,0039).
En conclusion, cette analyse en vie réelle montre que les patients atteints d’OMD qui maintiennent leur traitement par faricimab bénéficient d’une charge thérapeutique allégée et de coûts de santé réduits par rapport à ceux qui passent à un traitement anti-VEGF, soulignant l’efficience de cette molécule dans la gestion de la maladie.






