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Caractéristiques des patients initiant un traitement de fond en France : une analyse EGB

D'après Valentini F et al., abstr. CO03-13, actualisé

Dans le cadre d’un projet visant à étudier l’adhésion aux traitements de la BPCO en France à partir de l’Échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB), une analyse des caractéristiques des patients et des modalités d’instauration de leur traitement de fond a été réalisée. L’EGB, échantillon anonyme et représentatif de la population française couverte par l’Assurance maladie, contient l’ensemble de la consommation de soins de ville et hospitaliers remboursés. Il permet le suivi individuel des délivrances de traitement. Les patients atteints de BPCO ont été sélectionnés sur les critères suivants : au moins une délivrance de bronchodilatateur sur 3 trimestres consécutifs entre 2007 et 2014, âgés de 45 ans ou plus, et sans marqueurs d’asthme (hospitalisation, affection de longue durée [ALD] et traitements spécifiques). Les patients commençant un traitement, c’est-à-dire sans aucune délivrance de traitement dans l’année précédant l’inclusion, ont été suivis sur une période de 12 mois minimum. La définition de la persistance, mesurée durant les 12 mois suivant la date index, était la suivante : patient non persistant en cas d’interruption sur au moins 91 jours consécutifs, persistant s'il n'y avait aucune interruption de traitement excédant 90 jours consécutifs entre la fin de la période de couverture et la délivrance suivante. Au total, 89 770 patients ont reçu au moins un bronchodilatateur entre 2007 et 2014, dont 22 256 pendant 3 trimestres consécutifs (6,2 % de l’EGB), parmi lesquels 66,0 % avaient 45 ans ou plus. Après application des critères d’exclusion liés aux marqueurs d’asthme, 4 020 patients ont été inclus (56 % d’hommes ; 65,5 ans de moyenne d’âge), soit 2,2 % des personnes âgées de 45 ans et plus présents dans l’EGB. Parmi les 2 164 patients commençant un traitement, celui-ci était administré par un inhalateur unique pour 85,7 % d’entre eux. Parmi les traitements instaurés, 35,1 % étaient un anticholinergique à longue durée d’action (LAMA) et 28,1 % une association fixe corticoïdes inhalés (CSI)/β-agonistes à longue durée d’action (LABA). Les CSI, LABA et ultra-LABA étaient instaurés dans respectivement 13,8 %, 12,3 % et 10,6 % des cas. Durant les 12 mois de suivi, 36,7 % des patients avaient consulté un pneumologue libéral ou un praticien hospitalier (toutes spécialités confondues), 28,7 % avaient eu une épreuve fonctionnelle respiratoire, 12,5 % ont été hospitalisés pour BPCO, 7,8 % bénéficiaient du statut ALD, et 9,3 % des patients sont décédés (figure 1).

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L’instauration d’un traitement reposait majoritairement sur un seul traitement inhalé, notamment un LAMA ou une association fixe CSI/LABA (figure 2).

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La mortalité des patients atteints de BPCO au cours de l’année d’instauration d’un traitement bronchodilatateur était élevée en regard de la mortalité globale des patients ayant une BPCO (15 % de patients de plus de 80 ans). Entre 43 et 74 % des patients ont arrêté leur traitement dans les 12 mois suivant la date index : la persistance est particulièrement faible pour les CSI et les associations fixes CSI/LABA, avec des causes d’arrêt mal définies (absence de réponse, d’amélioration des symptômes, effets indésirables, posologies ou dispositifs d’inhalation complexes, etc.).

Au final, cette étude met en lumière le besoin d’éducation thérapeutique des patients souffrant de BPCO.



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