Édito
Où sont les femmes, où sont les femmes* … ?
C’était l’idée du matin : la place de la femme dans la CROI 2026 ? Testée entre deux croissants auprès de certaines d’entre vous. Plutôt un sentiment global de sous-représentativité. Seule Constance Delaugerre a tapé en touche : “Pour les virologues c’est compliqué de répondre car le virus est non genré”. Imparable. Rappelons qu’en 2024 1,3 million de personnes ont acquis le VIH et les femmes représentaient 45 % de toutes…
Brève(s)
Analyse de l’effet retardé des bNabs sur le contrôle virologique…
Les anticorps à large spectre neutralisant (bNAbs) peuvent maintenir le contrôle de la charge virale. La question est de savoir si le contrôle post-bNAb persiste après une période de “wash-out”. Dans l'essai RIO, les 34 participants du groupe B ont d'abord reçu un placebo pendant une première interruption du traitement (ATI-1). Suite au rebond virologique, les participants ont repris le traitement ARV et ont reçu 1 à 2 doses de bNAb (3BNC117-LS et le 10-1074-LS) à plus de…
Brève(s) (9)
Résultats d'un essai clinique randomisé international de phase II avec la combinaison de 2 Ac monoclonaux IgG1 recombinants budigalimab ± trosunilimab
reservoir
D’après Pires Dos Santos AG et al., abstr. 140 actualisé
Le budigalimab et le trosunilimab sont des anticorps monoclonaux IgG1 recombinants qui se lient respectivement au récepteur PD-1 et à l'intégrine α4β7 exprimés à la surface des cellules. Ces 2 anticorps pourraient agir en synergie pour stimuler les réponses des lymphocytes T spécifiques au VIH, ce qui conduirait à un meilleur contrôle virologique en l’absence de traitement antirétroviral. L’objectif de cet essai de phase II randomisé, en double aveugle, contrôlé par placebo était d’évaluer la tolérance et l'efficacité du budigalimab ± trosunilimab sur le contrôle virologique après une interruption du traitement antirétroviral. Les patient…
Résistance transmise en France entre 2014 et 2025 : impact sur l’efficacité du traitement de première intention et de la PrEP
resistance
D’après Dosbaa A et al., abstr. 565 actualisé
La résistance transmise aux antirétroviraux peut compromettre l’efficacité du traitement antirétroviral (TAR) et de la prévention (PrEP). C’est la raison pour laquelle le dépistage de la résistance aux ARV est recommandé lors du diagnostic du VIH en France. La prévalence de la résistance transmise a été évaluées chez 3 825 patients nouvellement diagnostiqués dans les6 mois suivant la primo-infection entre 2014 et 2025. La résistance aux INTI, aux INNTI, aux IP, aux INSTI et aux inhibiteurs de capside a été déterminée à l'aide de l'algorithme ANRS v35. Les résultats ont montré une augmentation très importante de l’infection par…
Cohorte TRIO : efficacité à long terme du CAB-LA en PrEP en vie réelle
prep
D’après Elion R et al., abstr. 981 actualisé
Le cabotégravir à action prolongée (CAB-LA) est le premier antirétroviral injectable approuvé pour la prophylaxie préexposition (PrEP) du VIH et bientôt disponible en France (JO en attente). Il est administré par injection intramusculaire tous les 2 mois, après les 2 doses d’initiation à J0 et M1, et constitue une alternative à la PrEP orale quotidienne. Cette analyse (voir le zoom du jour) a évalué l’utilisation du CAB-LA en PrEP, les pratiques de dépistage du VIH, l’adhérence au traitement ainsi que l’acquisition du VIH en conditions de vie réelle. Les adultes séronégatifs ayant initié le CAB-LA en PrEP entre décembre 2021 et février 2025 ont…
CAB-LA en PrEP : données d’efficacité à 3 ans dans la cohorte OPERA
prep
D’après Hsu RK et al., abstr. 979 actualisé
Cette analyse a évalué l’utilisation du CAB-LA, l’adhérence à son schéma d’administration ainsi que l’incidence des infections par le VIH dans des conditions de vie réelle. Des adultes séronégatifs ayant reçu ≥ 1 injection de CAB-LA en PrEP entre le 21 décembre 2021 et le 30 juin 2024 dans la cohorte OPERA aux États-Unis ont été suivis jusqu’au 31 décembre 2024. Rappelons que cette importante cohorte comporte 39 011 personnes sous PrEP orale ou injectable LA. Une initiation complète était définie par l’administration des 2 premières injections dans un délai ≤ 67 jours. Les injections administrées entre 68 et 127 jours après…
Risque de transmission du VIH en cas de virémie de bas niveau
transmission
D’après Martin MA et al., abstr. 903 actualisé
L’OMS a indiqué en 2023 que les PVVIH ayant une charge virale faible mais détectable (50-999 copies/mL) sous traitement ARV présentent un “risque de transmission au(x) partenaire(s) sexuel(s) quasi nul ou négligeable”. Cependant, ce risque reste mal quantifié, notamment dans les contextes où la surveillance virologique est peu fréquente. Cette étude concerne les charges virales entre 200 et 1 000 copies/mL et s’appuie sur des données issues de plus de 15 000 personnes vivant avec le VIH dans la cohorte communautaire de Rakai (1995–2022), incluant des couples sérodiscordants suivis longitudinalement. Un modèle mécanistique a été développé pour estimer le risque de transmission…
Prednisone et tuberculose disséminée chez les PVVIH
tuberculose
D’après Namale P et al., abstr 124 actualisé
La tuberculose disséminée chez les PVVIH hospitalisés est associée à une mortalité élevée. Les corticoïdes ont montré un bénéfice dans certaines infections sévères, justifiant l’évaluation d’une corticothérapie adjuvante dans ce contexte. Cet essai randomisé contrôlé (NewStrat-TB) avait un design factoriel 2 × 2 évaluant : traitement antituberculeux standard ou intensifié (standard avec rifampicine 35 mg/kg/j et lévofloxacine 750 ou 1000 mg selon le poids) pour 14 jours prednisone (1,5 mg/kg/j) pendant 14 jours versus placebo. A J15, tous les patients avaient un traitement standard. Le DSMB a fait arrêter le bras traitement intensifié…
Étude PASO-DOBLE : DTG/3TC versus BIC/FTC/TAF sur la stéatose hépatique – résultats à S96
comorbidites
D’après Macias J et al., abstr. 598 actualisé
La stéatose hépatique (SLD) est fréquente chez les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) et est associée au surpoids ainsi qu’aux troubles métaboliques associés. Les inhibiteurs d’intégrase (INSTI) ainsi que le TAF ont été associés à une prise de poids dans des essais cliniques et des études en vie réelle. Toutefois, des résultats controversés ont été rapportés concernant leur effet sur la SLD. Dans l’étude PASO-DOBLE, le switch vers DTG/3TC a entraîné une prise de poids moindre comparativement à BIC/FTC/TAF. Dans cette étude, après 48 semaines, la fréquence de la SLD chez les PVVIH ayant pris du poids a significativement…
Mutations dans la nucléocapside lors d'un échec virologique sous inhibiteurs de l'intégrase
resistance
D’après Charpentier C. et al., abstr. 585 actualisé
Plusieurs études ont présenté l’existence de mutations en dehors de la cible de l’inhibiteur, notamment des mutations dans la nucléocapside (NC) lors d’un échec virologique sous inhibiteur d’intégrase. L’objectif de cette étude était de déterminer la prévalence de ces mutations chez 145 patients en échec virologique de bictégravir ou dolutégravir (n = 120), de cabotégravir (n = 10) et de raltégravir ou elvitegravir (n = 15). La CV médiane était de 2200 copies/mL (IQR : 535-24 800). Le séquençage par Sanger de la nucléocapside et de l’intégrase a été obtenu pour 111 échantillons. En raison de l’important…
Réactivation ou infection par le VHB sous traitements sans ténofovir
hepatite-b
D’après Haser G et al., abstr. 142 actualisé
La réactivation du virus de l’hépatite B (VHB) ou l’acquisition d’une nouvelle infection B a été rapportée chez des PVVIH recevant des traitements antirétroviraux sans ténofovir. Toutefois, les études évaluant ce risque restent limitées, en particulier pour les schémas contenant lamivudine ou emtricitabine. Cette étude a été réalisée dans la cohorte CNICS (CFAR Network of Integrated Clinical Systems) incluant plus de 50 000 patients suivis longitudinalement. Les objectifs étaient d’identifier les facteurs prédictifs de réactivation ou d’infection par le VHB sous traitement ne comportant pas de ténofovir, déterminer la fréquence…
Zoom
Cohorte TRIO : efficacité à long terme du CAB-LA en PrEP en vie réelle
4 slides
Interview
Que penser de l'impact sur la résistance aux INI des mutations situées en dehors du site de l'intégrase ?
Durée : 3:59
- Pr Charlotte CHARPENTIER (Paris)
Interview
Après des années de traitement antirétroviral, que deviennent les lymphocytes T ?
Durée : 2:52
- Dr Victor APPAY (Bordeaux)






