Le zaltenibart poursuit son chemin
D’après Griffin M et al., abstr. PF659, actualisé
Le zaltenibart (OMS906), un anticorps monoclonal hautement sélectif inhibiteur de MASP-3, l'activateur le plus en amont de la voie alternative du complément, est en cours d'évaluation pour le traitement de l'HPN.
M. Griffin a rapporté les résultats de l’essai de phase II, en ouvert, un seul bras de traitement, sur une durée de 48 semaines (NCT05972967). Le critère d'évaluation principal était la sécurité et la tolérance d'une monothérapie par zaltenibart chez des patients HPN présentant une anémie persistante (Hb initiale < 10,5 g/dL) après au moins 4 mois de traitement par ravulizumab. Les patients ont reçu des doses de 3 mg/kg ou de 5 mg/kg de zaltenibart en association au ravulizumab aux semaines 0, 8 et 16. Les patients répondeurs présentant une augmentation de l'Hb ≥ 2,0 g/dL à la semaine 24 sont passés à 5 mg/kg i.v. de zaltenibart en monothérapie toutes les 8 semaines.
13 patients ont été inclus (7 femmes, âge moyen : 53,2 [23-80] ans). Un patient a interrompu l’étude pour un événement non lié au traitement. 10 patients sur 12 (83 %) sont passés au traitement par zaltenibart seul. À la semaine 24, les patients ont montré une augmentation de leur taux d’Hb (moyenne = 3,3 g/dL ; p = 0,0001) et une réduction de leur réticulocytes (moyenne = −115 × G/L ; p = 0,0001). À la fin de l'étude, le taux moyen d'Hb a augmenté de 2,8 g/dL par rapport à la valeur initiale (p = 0,0006) (figure) et le taux moyen de réticulocytes a diminué de 101 G/L. Avant l'étude, 6 patients avaient reçu des transfusions de globules rouges et 10/13 sont transfusion-indépendants sous zaltenibart. Le zaltenibart a été bien toléré. Les effets indésirables rapportés, pour la plupart d'intensité légère à modérée, étaient des céphalées (53,8 %), des rhinopharyngites (30,8 %) et une thrombopénie (23,1 %). Il y a eu 2 hémolyses suraiguës postinfection, aucune thrombose, aucune infection à méningocoque et aucun décès.
En conclusion, le zaltenibart, en injection toutes les 8 semaines en monothérapie confirme son efficacité et sa tolérance. Une étude d’extension est ouverte dans le but d’obtenir plus de données.








