Étude QuLIT2 : effet d’une intervention de sevrage tabagique immédiate et “à distance” par rapport aux soins habituels
Les programmes de dépistage du cancer du poumon offrent la possibilité d'aider les fumeurs à cesser de fumer, mais le modèle de prestation le plus approprié reste à déterminer. Aucune donnée robuste n’est disponible concernant des interventions “à distance”.
Dans un essai contrôlé en simple aveugle, des fumeurs âgés de 55 à 75 ans participant à un examen ciblé de santé pulmonaire ont été répartis par jour de présence pour recevoir soit une aide téléphonique au sevrage tabagique (TST) (commençant immédiatement et durant 6 semaines) avec une pharmacothérapie appropriée, soit les soins habituels (SH) (conseils très brefs pour arrêter de fumer et orientation vers les services de sevrage tabagique). Le critère de jugement principal était le sevrage tabagique (autodéclaré sur 7 jours) à 3 mois. Les différences entre les groupes ont été évaluées à l'aide d'une régression logistique.
Au total, 315 fumeurs actifs participant au programme de dépistage, âgés de 63 (5,4) ans en moyenne (écart-type), 48 % de femmes, ont été randomisés entre TST (n = 152) et SH (n = 163). Les taux d'abandon étaient plus élevés dans le groupe d'intervention, 21,1 contre 8,9 % (OR = 2,83 ; IC95 : 1,44-5,61 ; p = 0,002), tout comme les tentatives d'abandon (TST : 37,5 % contre SH : 22,0 %), (OR = 2,11 ; IC95 : 1,29-3,47 ; p = 0,003 (figure). Le contrôle des données démographiques des participants, des caractéristiques du tabagisme au départ ou des résultats de la tomodensitométrie n'a pas influencé ces associations.
La mise en place immédiate d'une intervention intensive de sevrage au tabac par téléphone, dans le cadre d'un dépistage pulmonaire, est associée à une augmentation de l'abstinence tabagique après 3 mois.








