Étude REDES : le mépolizumab est efficace chez les patients atteints d’asthme éosinophilique sévère et de polypose nasale
Nouvelle analyse de REDES, qui, rappelons-le, est une étude multicentrique, rétrospective, observationnelle, en conditions de vie réelle, portant sur l’efficacité et la sécurité de 100 mg de mépolizumab s.c. chez des patients atteints d’asthme éosinophilique sévère (AES) en Espagne (n = 318). Cette analyse post hoc a décrit les caractéristiques démographiques et l’efficacité du mépolizumab en fonction de la présence ou de l’absence d’une polypose nasale (PN), une condition fréquemment présente dans un phénotype d’asthme sévère à éosinophiles. 147 (46,2 %) patients avaient un diagnostic de PN, avec des taux d’éosinophiles à l’inclusion de 799 eos/μL (AES sans PN : 634 eos/μL). Après 12 mois de traitement par mépolizumab, les patients AES + PN ont présenté une réduction de 83,4 % des taux d’exacerbation annuels (AES sans PN : 73,0 %, p = 0,0017) (figure), et 53,7 % des patients AES + PN nécessitant un traitement d’entretien par corticoïdes oraux (CSO) ont pu l’interrompre complètement (AES sans PN : 42,9 %).

À la fin de l’année de traitement, tous les patients AES ont amélioré de façon comparable leur contrôle de l’asthme (76,0 % avec un score ACT > 20 dans le groupe AES + PN vs 69,8 % dans le groupe AES sans PN) et leur fonction pulmonaire (+0,23 L en VEMS (pré-BD) dans le groupe AES + PN vs +0,18 L dans le groupe AES sans PN ; p = NS entre les groupes). Il ressort de cette analyse que le mépolizumab est un traitement efficace pour les patients atteints d’AES avec ou sans diagnostic de PN associée (tableau). Les patients ayant à la fois un AES et une PN représentent un phénotype clinique qui répond particulièrement bien au traitement par mépolizumab.








