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Pendant les guerres, la lutte contre le VIH/sida continue


Alors que nous sommes entrés dans une énième période charnière de la “guerre au Covid”, nous subissons aussi un autre phénomène : celui des poupées russes – si l’on peut encore utiliser ce terme ? – de l’invisibilité. Ou comment la guerre en Ukraine invisibilise la campagne électorale française et ses enjeux sanitaires (défense de l’hôpital public, déserts médicaux, droit à mourir dans la dignité, lutte contre les maladies rares, le sida ou le cancer, réduction des risques, etc.) qui efface elle-même le débat sur l’adaptation à la pandémie de Covid-19 nouvelle ère. À l’heure où s’écrivent ces lignes (5 avril 2022), défilent sur les chaînes d’information en continu, incrustés en bandeau inférieur sous les images du désastre ukrainien qui se double d’une crise sanitaire, les chiffres de la pandémie de Covid-19 qui se poursuit. Mais pas un mot sur les autres maladies, à l’instar du VIH, et l’impact négatif de la crise sur le dépistage et le traitement. Et puisqu’il est question dans cet éditorial de l’Ukraine, il est nécessaire de rappeler la situation de ce pays avant cette guerre monstrueuse au regard de notre thématique : environ 250 000 personnes vivaient avec le VIH (PVVIH) en Ukraine (pour 44 millions d’habitants), 2e pays en prévalence VIH après la Russie pour cette région du monde (Asie centrale et Europe de l’Est), dont 50 % seulement sont sous antirétroviraux, 5 % de prévalence VHC (2 millions de personnes), 18 000 de cas de tuberculoses par an, dont 25 % multirésistantes… Tout l’effort gouvernemental et la riposte communautaire aidée par les associations, du Fonds mondial à Sidaction, sera aussi à reconstruire. 

Cette nouvelle édition de “Sur le Vif” atteste que, pendant les guerres, la recherche, les innovations sur le parcours de soins, les études épidémiologiques et les publications sur le VIH et le SARS-CoV-2 continuent. Et que les 2 sujets s’entrecroisent encore et encore. Il est ici question du succès “made in France” de l’étude ANRS QUATUOR qui installe un peu plus le traitement antirétroviral 4 jours sur 7 dans les habitudes des prescripteurs, et ce, dans la très longue attente des recommandations françaises (voir l’interview du Pr Pierre Delobel en charge du rapport), du taux de séroconversion élevé après la vaccination par le vaccin ARNm BNT162b2 contre le SARS-CoV-2 chez les PVVIH avec une virémie élevée, de l’altération de la réponse anticorps à la vaccination contre le Covid-19 en cas d'infection VIH à un stade avancé, du dolutégravir en 1re ou 2e ligne de traitement antirétroviral chez l’enfant. Et puis, pour toutes celles et tous ceux qui, du cabinet de ville à la consultation hospitalière, pensent que le Covid va s’installer de manière endémique et modifier durablement nos pratiques, une étude est présentée sur la télémédecine des consultations chez les PVVIH pendant la pandémie de Covid-19 versus la période pré-pandémique. Enfin, le très élégant cas clinique sera celui d’une uvéite qui traverse les siècles de la médecine. 


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