Aparté

Prévention pharmacologique du déclin cognitif et de l'autonomie : quelle est la population cible ?

Mis en ligne le 30/06/2021

Auteurs : S. Epelbaum

À l'heure où le dossier de l'aducanumab, anticorps monoclonal antiamyloïde proposé par Biogen contre la maladie d'Alzheimer (MA), est étudié par les agences réglementaires américaine, européenne et japonaise, la question du nombre de patients qui pourraient être traités par cette molécule, si elle était jugée favorablement par ces agences, reste sans réponse à ce jour.

Depuis 20 ans, l'hypothèse de la cascade amyloïde, selon laquelle c'est le peptide amyloïde qui est à l'origine d'une succession d'événements pathologiques aboutissant à la démence, guide la recherche d'un traitement “modifiant l'histoire naturelle de la MA”. Le premier essai, celui d'un vaccin antiamyloïde, se solda par une mauvaise tolérance et fut arrêté prématurément. Ensuite vinrent les essais d'immunisation passive par injection d'anticorps antiamyloïde, mieux tolérés, mais, à ce jour, inefficaces. Ces échecs répétés amenèrent les chercheurs et les industriels à réévaluer la méthodologie des études ( ... )

Liens d'interêts

S. Epelbaum déclare avoir des liens d’intérêts avec Biogen, Roche, Eisai et GE Healthcare (activité de conseil ou d’expertise).

auteur
Dr Stéphane EPELBAUM

Médecin
Neurologie
Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer, hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Neurologie,
Pharmacologie