Dossier

Tnf-a et insulino-résistance

Mis en ligne le 01/10/2001

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Obésité et résistance à l’insuline L’obésité a été classée en tant qu’épidémie par l’Organisation mondiale de la santé. Bien que la suralimentation joue très probablement un rôle important dans le développement de ce syndrome, les causes de “l’inégalité devant l’obésité” restent encore mal connues et dépassent le propos de cet article. Les effets néfastes de l’obésité sur la santé sont connus depuis l’Antiquité. “Les personnes qui ont naturellement beaucoup d’embonpoint sont plus exposées à une mort subite que les personnes maigres”, exprimait Hippocrate (Ve siècle avant notre ère) par un de ses aphorismes. Une grande partie des troubles des patients est liée à l’état de résistance à l’insuline présente chez les obèses. Cette résistance à l’insuline, associée à des perturbations du fonctionnement pancréatique, est responsable du déclenchement du diabète de type 2, ou non insulino-requérant, et des pathologies micro- et macrovasculaires associées. Les obèses représentent environ 80 % de la population diabétique, tous types confondus. Les causes de l’association entre résistance à l’insuline et obésité n’ont pas été totalement élucidées. Plusieurs molécules circulantes, telles que le glucose, l’insuline et les acides gras libres, sont probablement en partie responsables du maintien et de l’accentuation du diabète des patients obèses. Cependant, les niveaux circulants de ces molécules sont élevés lorsque l’état de résistance à l’insuline est déjà établi. Elles ne peuvent donc pas rendre compte du déclenchement de la résistance à l’insuline. La découverte de “la” molécule clé de la résistance à l’insuline et la mise au point de composés pharmaceutiques pouvant contrecarrer son effet auront des répercussions importantes scientifiques et, bien évidemment, économiques pour le groupe pharmaceutique qui déposera les brevets adéquats.
centre(s) d’intérêt
Endocrinologie