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Dasatinib et cancer de la prostate métastatique résistant à la castration : nouvelle cible, nouvelle piste thérapeutique ?

Mis en ligne le 15/12/2011

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Au cours de la dernière décennie, une véritable révolution thérapeutique a eu lieu dans le traitement du cancer de la prostate métastatique résistant à la castration (CPMRC) avec l’avènement du docétaxel en 2004 et, en 2011, de l’acétate d’abiratérone et du cabazitaxel. Le ciblage des localisations secondaires osseuses via l’acide zolédronique et, plus récemment, celui du dénosumab, qui a permis une réduction de l’incidence des événements osseux sévères secondaires aux métastases, renforcent l’arsenal thérapeutique. En parallèle, la recherche de nouvelles cibles ainsi que la meilleure compréhension des voies de signalisation impliquées dans le développement du cancer ont permis d’envisager Src et la famille des Src-kinases comme une nouvelle cible, inhibée en particulier par le dasatinib. Cet inhibiteur de tyrosine kinase de deuxième génération, approuvé dans le traitement des leucémies myéloïdes chroniques après échec de l’imatinib, a de façon logique été testé dans le cadre d’essais thérapeutiques de phase I-II, en monothérapie ainsi qu’en combinaison avec l’association docétaxel + prednisone chez des patients atteints d’un CPMRC. Cette combinaison a été comparée à un placebo dans le cadre d’un essai randomisé de phase III, désormais fermé aux inclusions et dont les résultats sont en attente. Si l'effi cacité du dasatinib se confi rme dans le traitement du CPMRC en association avec le docétaxel, sa combinaison avec d’autres molécules telles que l’acétate d’abiratérone, l’agent prometteur qu’est le MDV3100, ainsi que le dénosumab devra faire l’objet de nouveaux essais.
centre(s) d’intérêt
Oncologie générale
Mots-clés