Mise au point

L'hépatite C en France en 2017 : chiffres clés

Mis en ligne le 21/10/2017

Auteurs : Dr André-Jean Rémy

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L'hépatite C, en 2017, c'est pas important ! Laetitia a 37 ans cette année et se sait porteuse du virus de l'hépatite C depuis 1999. Elle a fait 2 biopsies et plusieurs Fibroscan® et Fibrotest® qui ont toujours montré une fibrose minime, de stade 0 ou 1. Elle n'a jamais voulu se traiter par interféron par crainte des effets indésirables. En 2014, elle a entendu parler des nouveaux traitements, mais “pas assez malade”, n'a pu en bénéficier. Pourtant, elle se sent fatiguée, avec des douleurs articulaires de plus en plus gênantes. Elle a depuis 1 an un nouveau compagnon qui est séronégatif au VHC. Même si les soignants lui répètent que le risque de transmission sexuelle est quasi nul, elle y pense à chaque relation sexuelle et voudrait aussi se débarrasser du virus pour mener une grossesse sans arrière-pensée. Que lui dire ?

L'hépatite chronique virale C est connue depuis la fin des années 1980, ce qui explique la grande majorité des hépatites non A non B. Après l'ère des traitements comprenant des injections d'interféron et la prise de ribavirine, sont apparus en 2014 les agents antiviraux directs (AAD) à l'efficacité supérieure à 95 %, aux effets indésirables très modérés mais au coût important. Après une période de restriction d'accès à ces molécules, le traitement est désormais possible depuis janvier 2017 pour tous les patients ayant une charge virale positive quel que soit le génotype ou le stade de fibrose. Il faut également rappeler qu'aucun vaccin ne protège contre l'infection par le VHC.

Liens d'interêts

A.J. Rémy déclare avoir des liens d’intérêts avec AbbVie, Bristol-Myers Squibb, Gilead, MSD.

auteur
Dr André-Jean RÉMY

Médecin
Gastro-entérologie et hépatologie
Centre hospitalier, Perpignan
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Addictologie,
Hépatologie
thématique(s)
Hépatite C,
Toxicomanie
Mots-clés