Mise au point

Le suivi hépatologique

Mis en ligne le 07/07/2017

Auteurs : F. Artru, L. Carton

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L'usage d'alcool ou de drogues peut être à l'origine de complications hépatiques graves, d'origine virale (hépatite B, hépatite C), éthylique, ou mixte, avec un risque de cirrhose et de carcinome hépatocellulaire. L'évolution de la prise en charge hépatologique a été marquée par le développement d'outils de dépistage (test rapides d'orientation diagnostique, élastométrie), de structures d'accès aux soins – centres de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA), centres d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (CAARUD) – et de nouvelles thérapeutiques (traitements antiviraux, amélioration de l'accès à la transplantation hépatique) permettant un meilleur pronostic pour ces patients. Devant les possibilités thérapeutiques actuelles, une “veille” hépatologique permettant un dépistage précoce ainsi qu'une orientation spécialisée au moment adéquat est essentielle dans la prise en charge globale des patients souffrant de troubles d'usage de substances.

L'addictologie est une spécialité transdisciplinaire dont la prise en charge repose sur une approche biopsychosociale. Les complications médicales liées au trouble d'usage de substances sont nombreuses et peuvent nécessiter des suivis spécifiques, notamment sur le plan hépatique. En effet, les usagers de drogues sont exposés à un risque d'infection par les virus de l'hépatite B (VHB) et C (VHC) lors de l'administration de  drogues par voie intraveineuse ou intranasale. De même, les patients souff rant d'un trouble d'usage de l'alcool peuvent développer une maladie alcoolique du foie. Les lésions initiales de fibrose, consécutives à l'infection, à l'intoxication éthylique ou à la combinaison des2, sont d'abord asymptomatiques. Elles peuvent ensuite se compliquer d'une cirrhose, puis évoluer vers un carcinome hépatocellulaire (CHC). Cependant, le dépistage, l'orientation et l'inscription dans un parcours de soin des patients présentant un trouble d'usage de substances sont complexes. Ces difficultés pourraient être liées aux représentations parfois erronées de la pathologie et à la difficulté de l'accès aux soins pour des patients souvent marginalisés.

Liens d'interêts

F. Artru déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

L. Carton n’a pas précisé ses éventuels liens d’intérêts.

auteurs
Dr Florent ARTRU

Médecin, Gastro-entérologie et hépatologie, Hôpital Claude-Huriez, CHRU, Lille, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Louise CARTON

Médecin, Psychiatrie, CHRU, Lille, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Addictologie,
Hépatologie
thématique(s)
Alcoolo-dépendance,
Hépatite C,
Toxicomanie
Mots-clés