Tribune

Tatouages et tabagisme : la signature du corps

Mis en ligne le 18/03/2011

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Notre société occidentale vit une mutation où la vitesse prend le pas sur la temporalité. "Time is money" devient le slogan. Et la masse fourmille de la multitude des individus, hypertrophiés, dopés pour donner "le meilleur d’eux-mêmes" à un système socio-économique qualifié de capitaliste et globalisé. Mais devant ce mouvement et inversement, une soif d’identité (politique et culturelle) [1] s’opère dans une certaine violence (2), à défaut d’une ritualisation symbolique.

Pour se construire, l’individu a besoin de s’identifier dans un processus complexe où son corps, les autres et la culture seront les ingrédients majeurs. L’image (3) de soi est le noyau intrinsèque.

Dans notre société de consommation, la mode (4) est un moteur porteur où l’illusion d’une apparence se monnaie pour appartenir à un groupe social mais en se distinguant d’un autre : appartenance et différenciation, voilà l’enjeu.Le tatouage et la cigarette constituent deux paradigmes de cet état : il font tous les deux l’objet d’un investissement imaginaire où la violence (5) [la douleur, la mort] est un enjeu d’identité. Telle est l’hypothèse.

auteur
Dr Philippe BROGNON

Médecin
Addictologie / toxicomanies et alcoologie
Centre hospitalier régional de la Haute-Senne, Soignies
Belgique
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Addictologie,
Psychiatrie
thématique(s)
Tabagisme
Mots-clés