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Névrites optiques et sclérose en plaques : diagnostic et suivi

Mis en ligne le 07/03/2014

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La névrite optique rétrobulbaire (NORB) représente environ 20 % des manifestations inaugurales de la sclérose en plaques (SEP). Par exemple, dans la cohorte lorraine du réseau lorrain pour la prise en charge de la sclérose en plaques (LORSEP), 554 patients sur 2 871 (19 %) ont eu, comme manifestation inaugurale de leur maladie, une névrite optique.
Cliniquement, la NORB se traduit par une baisse d’acuité visuelle unilatérale, d’installation rapide et d’intensité souvent importante. Elle est presque toujours associée à des douleurs lors de la mobilisation des globes oculaires. En revanche, l’intensité de la douleur n’est pas prédictive d’un pronostic péjoratif. Un signe de Marcus-Gunn (mydriase paradoxale de l’oeil atteint lors de l’éclairement successif des pupilles), témoin d’une anomalie du message afférent, est également fréquemment observé. Il s’y associe habituellement une difficulté de vision des couleurs ou dyschromatopsie, le plus souvent entre le vert et le rouge. La gêne visuelle peut être accentuée lors d’un effort physique ou d’une exposition à la chaleur (phénomène d’Uhthoff). Cependant, malgré le caractère assez stéréotypé du tableau initial, l’évolution clinique d’un patient ayant présenté une neuropathie optique inflammatoire peut se faire selon différentes modalités.
auteur
centre(s) d’intérêt
Neurologie,
Ophtalmologie
thématique(s)
Sclérose En Plaques
Mots-clés