Dossier

Orbitopathie basedowienne

Mis en ligne le 02/10/2015

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Deux situations distinctes se présentent au praticien pour traiter l’orbitopathie dysthyroïdienne.

Deux situations distinctes se présentent au praticien pour traiter l’orbitopathie dysthyroïdienne.

Le patient peut développer :

• Une atteinte orbitaire, avec ou sans atteinte thyroïdienne patente. Anatomiquement, l’exophtalmie est bilatérale, symétrique ou asymétrique ; elle peut être strictement unilatérale parfois : l’enjeu, pour l’ophtalmo logiste, est donc de reconnaître et de diagnostiquer une phase précoce oedémateuse orbitaire inflammatoire, nommée “active” dans la littérature anglo-saxonne. Le pronostic de cette forme inflammatoire dépend de la précocité du diagnostic, car le traitement réduira les répercussions et séquelles sur les muscles oculomoteurs, le nerf optique, la tension oculaire et les paupières, ou permettra d’éviter une lagophtalmie sévère avec risque d’ulcère ou d’abcès de la cornée.

• Une atteinte modérée et bien tolérée ne nécessitant que des mesures de confort, avec des collyres mouillants et une surveillance en attendant l’extinction de la maladie thyroïdienne (CAS [Clinical Activity Score] inférieur à 3). Lorsque la thyréose n’est pas présente aux stades précoces, les signes ophtalmologiques peuvent la précéder ; parfois, l’atteinte ophtalmologique peut rester le seul stigmate de la maladie auto-immune. On sait que ces 2 versants de la maladie évoluent pour leur propre compte.

auteur
M Michel TAZARTÈS

Médecin
Ophtalmologie
Associé au Centre de référence européen EUGOGO des Quinze-Vingts, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Ophtalmologie
thématique(s)
Chirurgie,
Inflammation,
Paupières