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Anévrisme postinfarctus du ventricule gauche masqué par une péricardite

Mis en ligne le 17/11/2011

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Un patient de 51 ans sans antécédents notables se présente aux urgences pour une douleur thoracique, une dyspnée d’effort et de la fièvre (40 °C). Le bilan biologique met en évidence un syndrome inflammatoire (CRP à 290 mg/l) et l’échographie cardiaque transthoracique (ETT), un épanchement péricardique circonférentiel. L’électrocardiogramme (ECG) montre des troubles de la repolarisation dans les dérivations inférolatérales. Un drainage péricardique permet l’évacuation de 150 ml de liquide séreux. La biopsie péricardique objective une péricardite séreuse inflammatoire subaiguë compatible avec une origine virale. Le suivi échographique confirme l’absence de récidive d’épanchement péricardique mais met en évidence une hypokinésie postérieure. Deux mois plus tard, le patient présente un accident ischémique transitoire (hémiplégie gauche) associé à une récidive douloureuse thoracique. L’ECG montre des séquelles d’infarctus inférieur et l’ETT met en évidence un anévrisme de la paroi inférieure du ventricule gauche (VG), associé à une fuite mitrale modérée (figure 1). À la coronarographie, il existe une occlusion isolée distale de l’artère rétroventriculaire postérieure (figure 2A). La ventriculographie objective une poche akinétique expansive en systole, développée aux dépens de la paroi basale (figure 2B). Le scanner 64-barrettes avec reconstruction tridimensionnelle permet de localiser précisément l’anévrisme, de mesurer ses principales dimensions et de définir les rapports anatomiques avec le pilier postérieur de la valve mitrale qui est situé au ras du collet (figures 3A et 3B).
centre(s) d’intérêt
Cardiologie