Dossier

La dépression du post-partum : une maladie génétique ?

Mis en ligne le 16/02/2017

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  • La dépression du post-partum est une maladie fréquente, affectant plus de 10 % des femmes dans l'année qui suit l'accouchement.
  • Un antécédent personnel ou familial de dépression du post-partum apparaît comme étant le principal facteur de risque de développer le trouble.
  • La dépression du post-partum est une pathologie multifactorielle. L'héritabilité de la maladie est importante, autour de 50 %.
  • Les études génétiques révèlent qu'un certain nombre de variants génétiques, en particulier des gènes impliqués dans la voie sérotoninergique, sont impliqués dans la dépression du post-partum.
  • Un modèle d'interaction gène-environnement paraît particulièrement pertinent pour expliquer cette maladie complexe.

La dépression du post-partum est la plus fréquente des pathologies du post-partum ; on estime classiquement sa prévalence entre 10 et 20 % des accouchées. Elle peut avoir de nombreuses conséquences. En effet, au cours d'une dépression du post-partum, le risque principal est le suicide, mais il existe également un retentissement sur l'enfant avec davantage de troubles de l'alimentation ou du sommeil ainsi qu'un risque accru de troubles du développement cognitif, psychomoteur, émotionnel et social. Une dépression du post-partum peut également avoir des conséquences à moyen terme avec principalement un risque de récurrence dépressive pour les mères, et de troubles psychiatriques à l'adolescence ou à l'âge adulte chez les enfants. Il s'agit d'un enjeu de santé publique du fait de sa fréquence et de ses conséquences sur la femme et sa famille.

Liens d'interêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteurs
Dr Sarah TEBEKA

Médecin, Psychiatrie, Hôpital Louis-Mourier, AP-HP, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Caroline DUBERTRET

Médecin, Psychiatrie, Hôpital Louis-Mourier, AP-HP, Paris, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Gynécologie et obstétrique,
Psychiatrie
Mots-clés