Dossier

L'interface : Purpura chronique et cytolyse hépatique

Mis en ligne le 04/07/2012

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Une femme de 52 ans, originaire du sud de l’Italie, consulte pour des lésions des 2 jambes apparues plus de 2 ans auparavant.
Observation : Ces lésions évoluent par poussées entrecoupées de rémissions de durée variable et sont volontiers provoquées par la marche et la station debout. La patiente travaille dans le prêt-à-porter et est habituée à voyager fréquemment. Dans ses antécédents, on note une plastie mammaire une dizaine d’années auparavant et l’exérèse d’une lésion du visage 20 ans plus tôt. Elle ne prend aucun traitement. Elle a par ailleurs constaté depuis 5 ans que ses doigts des 2 mains devenaient blancs pendant les périodes de grand froid et se plaint de douleurs articulaires avec un petit dérouillage matinal depuis 1 an. Son médecin traitant a fait pratiquer un bilan, qui est normal, en dehors d’une cytolyse hépatique avec des ALAT à 70 UI/l (N < 40 UI/l).
À l’examen clinique, il existe un purpura infiltré et nécrotique des 2 jambes (figures 1 à 4) et des lésions maculeuses ocres témoignant de poussées antérieures. La biopsie cutanée met en évidence une vascularite leucocytoclasique et l’immunofluorescence retrouve des dépôts d’IgG et de la fraction C3 du complément dans la paroi de certains vaisseaux dermiques. Les facteurs antinucléaires sont + à 1/320, les anticorps anticytoplasme des polynucléaires sont négatifs. La recherche d’une cryoglobuline est positive sur 2 prélèvements, avec un composant monoclonal IgG-lambda 2 et un composant polyclonal. Le dosage de la cryoglobuline est à 100 mg/l. La protéinurie des 24 heures est négative. Devant cette vascularite avec cryoglobulinémie de type II, la sérologie de l’hépatite B montre un profil en faveur d’une immunisation ancienne, et la sérologie de l’hépatite C se révèle positive, avec un ARN du VHC de génotype 2a dans le sérum à 6 log10 copies/ml.
centre(s) d’intérêt
Gastroentérologie
Mots-clés