Mise au point

Actualité de l'inhalation passive de fumée de tabac chez les nourrissons et les enfants

Mis en ligne le 11/10/2017

Auteurs : G. Dutau

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Les risques du tabagisme passif chez les nourrissons et les jeunes enfants sont bien connus depuis plus de 40 ans. Le tabagisme passif est une entité clinique dont le diagnostic, facile, est fondé sur l'inspection des parents, l'odeur des vêtements du fumeur et de ceux de l'enfant fumeur passif, le nombre de cigarettes fumées par jour par les parents, l'exposition au tabac chez les gardiens de l'enfant, la notion d'une exposition massive à la fumée de tabac après une réunion familiale. Le dosage de certains marqueurs biologiques du tabagisme passif (cotininurie, cotininémie, dosage de la nicotine dans les cheveux, cotinine salivaire) permet de confirmer, au besoin, le diagnostic et de réaliser des études cliniques et épidémiologiques. Le tabagisme passif (ainsi que la consommation d'alcool ou de drogues) pendant la grossesse est une forme de maltraitance. La prévention est indispensable, car les coûts socioéconomiques du tabagisme passif sont très élevés.

Les risques liés au tabagisme passif chez les nourrissons et les jeunes enfants sont bien connus depuis plus de 40 ans. En 1972, G. Saïd démontra, de façon indirecte mais convaincante, l'existence d'une étroite relation entre le tabagisme des parents et la fréquence des interventions ORL chez leurs enfants, en considérant les adénoïdectomies et les amygdalectomies comme “marqueurs” de leurs infections respiratoires (1). La fréquence de ces actes chirurgicaux était fortement corrélée au nombre de cigarettes fumées au domicile par les 2 parents, mais plus particulièrement par la mère.

Liens d'interêts

G. Dutau déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteur
centre(s) d’intérêt
ORL,
Pédiatrie,
Pneumologie
thématique(s)
asthme,
tabagisme
Mots-clés