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Interactions médicamenteuses entre nouveaux AAD et antirétroviraux ou immunosuppresseurs - Critères de choix et suivi thérapeutique pharmacologique

Mis en ligne le 06/05/2016

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  • Les antiviraux à action directe (AAD) du virus de l'hépatite C sont souvent prescrits chez des patients traités par ailleurs pour des pathologies intercurrentes et susceptibles de recevoir, en particulier, des antirétroviraux et des immunosuppresseurs.
  • Les interactions médicamenteuses découlant de ces associations peuvent entraîner d'importantes variations pharmacocinétiques à l'origine de sous- ou de surexposition pouvant, elles-mêmes, conduire à une efficacité sous-optimale, voire un échec du traitement, ou à la sélection de résistances et, à l'opposé, à un risque iatrogène par accumulation.
  • La présente revue de la littérature vise à détailler les interactions médicamenteuses des inhibiteurs de protéase NS3/4A, des inhibiteurs de polymérase NS5B et des inhibiteurs de NS5A actuellement utilisés en thérapeutique avec les antirétroviraux et les immunosuppresseurs et, dans la mesure du possible, à proposer des critères de choix des traitements, voire d'adaptation posologique de ces thérapeutiques.

Les nouveaux antiviraux à action directe (AAD) du virus de l'hépatite C (VHC) sont souvent prescrits chez des patients susceptibles de recevoir des antirétroviraux (ARV) et des immunosuppresseurs (IS). Les interactions médicamenteuses (IAM) découlant de ces associations peuvent entraîner d'importantes variations pharmacocinétiques (PK) pouvant être à l'origine d'une efficacité sous-optimale, voire d'un échec du traitement et, à l'opposé, d'un risque iatrogène par accumulation.

La présente revue de la littérature vise à détailler les IAM de ces médicaments avec les ARV et les IS et, dans la mesure du possible, à proposer des critères de choix des traitements, voire d'adaptation posologique de ces thérapeutiques. La difficulté de l'exercice réside en la coexistence de 2 types d'études d'IAM dans la littérature : d'une part des études menées chez le volontaire sain, présentant l'avantage que le sujet est son propre témoin, mais conduites chez des sujets non-atteints par la pathologie, et d'autre part, des études menées chez le patient traité, qui présentent l'avantage de fournir des données avec un niveau de variabilité PK “en vraie vie”, mais dont les résultats sont comparés à ceux d'une cohorte historique.

auteurs
Dr Florian LEMAÎTRE

Pharmacien, Centre hospitalier universitaire, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Antoine PETITCOLLIN

Pharmacien, Centre hospitalier universitaire, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Christelle BOGLIONE-KERRIEN

Pharmacien, Centre hospitalier universitaire, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Marie-Clémence VERDIER

Pharmacien, Centre hospitalier universitaire, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Éric BELLISSANT

Médecin, Pharmacologie, Centre hospitalier universitaire, Rennes, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Hépatologie,
Pharmacologie
thématique(s)
Hépatite C
Mots-clés