Dossier

Toxicité pulmonaire induite par les inhibiteurs des points de contrôle de l'immunité

Mis en ligne le 05/07/2017

Auteurs : M. Delaunay, G. Prévot, S. Collot, J. Mazières

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  • Les pneumopathies interstitielles diffuses (PID) surviennent généralement au cours des 2 ou 3 premiers mois de traitement, avec une incidence de 5 %.
  • Le diagnostic de PID associée aux inhibiteurs des points de contrôle de l'immunité est délicat, car les symptômes ne sont pas spécifiques ; un diagnostic différent peut lui être opposé. Le lavage bronchoalvéolaire et les biopsies pulmonaires perendoscopiques peuvent permettre d'affiner le diagnostic.
  • Il n'existe pas d'aspect radiologique spécifique : les lésions radiologiques sont diverses et variées.
  • La toxicité pulmonaire doit être reconnue et traitée le plus tôt possible, car elle peut être mortelle ; son traitement repose sur une corticothérapie.
  • La prise en charge de la PID nécessite une collaboration entre pneumologues, radiologues et oncologues.

Les inhibiteurs de inhibiteurs des points de contrôle de l'immunité (IPCI) représentent la dernière grande avancée en oncologie et offrent dorénavant de nouvelles possibilités de traitement de différents types de tumeurs solides avancées (1-3). Par conséquent, les IPCI seront prescrits dans une grande variété de cancers dans un avenir très proche. De fait, le nombre de patients exposés à ces nouvelles immunothérapies augmentera également, faisant du profil de toxicité une préoccupation majeure. Dans l'ensemble, les IPCI présentent un profil bénéfice/risque avantageux. Cependant, ils sont associés à un ensemble de toxicités spécifiques méconnues en raison de leurs mécanismes d'action, appelés effets indésirables liés au système immunitaire (irAE), qui sont très différents des toxicités observées avec la chimiothérapie cytotoxique conventionnelle ou avec les thérapies ciblées. Il est important, pour tous les cliniciens qui prescrivent l'immunothérapie, de reconnaître suffisamment tôt ces effets indésirables, de les évaluer cliniquement et de les prendre en charge, car ils peuvent entraîner une toxicité grave, potentiellement mortelle.

Liens d'interêts

M. Delaunay déclare avoir des liens d’intérêts avec MSD et Roche.

G. Prévot et S. Collot délcarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

J. Mazières déclare avoir des liens d’intérêts avec Roche, BMS, AstraZeneca, MSD et Pfizer.

auteurs
Dr Myriam DELAUNAY

Médecin, Hôpital Larrey, CHU, Toulouse, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Grégoire PRÉVOT

Médecin, Pneumologie, Hôpital Larrey, CHU, Toulouse, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Samia COLLOT

Médecin, Imagerie médicale, Hôpital Rangueil, CHU, Toulouse, France

Contributions et liens d’intérêts
Pr Julien MAZIÈRES

Médecin, Pneumologie, Hôpital Larrey, CHU, Toulouse, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Oncologie générale,
Pharmacologie,
Pneumologie
Mots-clés