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Traitements hormonaux de la ménopause et risques non carcinologiques : où en sommes-nous ?

Mis en ligne le 05/09/2016

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  • Les traitements hormonaux de la ménopause (THM) sont efficaces sur les symptômes du “climatère”, parfois gênants et durables.
  • Ils associent estrogène et progestatif (femmes non hystérectomisées) par voie orale, cutanée ou vaginale.
  • À moyen terme, le THM augmente le risque d'embolie pulmonaire, d'accident cardiovasculaire et de cancer du sein, et diminue le risque de fracture et de cancer du côlon.
  • Des études observationnelles suggèrent que les traitements transdermiques seraient moins délétères sur le plan des thromboses veineuses et des accidents vasculaires.
  • Prescrire un THM et son type se décide avec la patiente, selon les avantages et inconvénients attendus dans son cas.
  • Il faut privilégier la voie extradigestive et la dose la plus faible efficace sur les symptômes.

La ménopause est, étymologiquement, l'arrêt des règles consécutif à l'arrêt de la production d'hormones ovariennes (estrogène et progestérone). L'âge moyen de sa survenue est de 50 ans. La ménopause est dite précoce lorsqu'elle survient avant 40 ans. Elle n'est pas une maladie, mais s'accompagne à court et moyen terme de symptômes dits du “climatère”, dont la fréquence, l'intensité et la durée sont extrêmement variables. Ces symptômes incluent les bouffées de chaleur, les sueurs nocturnes qui touchent 50,3 % à 82,1 % des femmes, ainsi que la sécheresse vaginale. La fréquence et la sévérité de ces troubles diminuent avec le temps, mais perdureraient plus de 10 ans après la ménopause chez environ 1/4 des femmes.

auteur
Dr Catherine CORNU
Dr Catherine CORNU

Médecin
Pharmacologie
Hospices civils de Lyon, CHU, Lyon
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Cardiologie,
Gynécologie et obstétrique,
Pharmacologie
thématique(s)
Pharmacovigilance
Mots-clés