Dossier

Le pharmacien d'officine et la prise en charge du fumeur

Mis en ligne le 23/02/2017

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  • À la suite de la loi Hôpital, patients, santé et territoire (HPST) [2009], les missions de santé publique du pharmacien ont été renforcées et l'accompagnement des patients à l'officine (entre autres dans le cadre du sevrage tabagique) a été développé.
  • Cinq niveaux d'intervention du pharmacien d'officine ont été identifiés dans le sevrage tabagique : repérage précoce lors de la délivrance de médicaments et/ou par questionnement minimal systématique, conseils sur les bienfaits de l'arrêt du tabac, accompagnement à l'officine du fumeur vers le sevrage tabagique, orientation vers des structures médicalisées selon le profil du fumeur.
  • Il est nécessaire que soient rémunérées les missions d'accompagnement à l'officine vers le sevrage tabagique et que le statut de “pharmacien tabacologue” soit reconnu par les autorités sanitaires françaises.

En 2014, le Programme national de réduction du tabagisme (PNRT) positionne la réduction du tabagisme comme une priorité nationale, nécessitant l'implication de tous les professionnels de santé. Dans ce contexte, lors de la campagne “Moi(s) sans tabac” organisée en novembre 2016 par Santé publique France, de nombreux professionnels de santé, dont le pharmacien d'officine, se sont mobilisés. Face à ce défi collectif, le pharmacien a pu jouer pleinement son rôle d'acteur de santé publique et, ainsi, afficher son engagement dans l'aide à l'arrêt du tabac et/ou la prise en charge du fumeur à l'officine. Ce positionnement répond à une volonté – déjà ancienne – des autorités sanitaires françaises qui prônent, depuis près de 20 ans, l'engagement du pharmacien d'officine dans la lutte contre le tabagisme, sans toutefois obtenir le succès escompté. Cette situation peut paraître paradoxale compte tenu des évolutions réglementaires et des pratiques concernant, d'une part, la délivrance des traitements d'aide à l'arrêt du tabac (de type substituts nicotiniques) et, d'autre part, l'élargissement des missions de santé publique pouvant être assurées par le pharmacien d'officine. Après quelques éléments de contexte sur ces 2 derniers points, une réflexion sur les pratiques officinales face au sevrage tabagique permet de souligner les freins observés et les opportunités apportées aux pharmaciens d'officine pour se positionner parmi les professionnels de santé, acteurs dans la lutte contre le tabagisme.

Liens d'interêts

L’auteur déclare ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteur
Pr Marie-Pierre SAUVANT-ROCHAT
Pr Marie-Pierre SAUVANT-ROCHAT

Université Clermont-Auvergne, Clermont-Ferrand
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Addictologie,
Pharmacologie,
Pneumologie
thématique(s)
Tabagisme
Mots-clés