Dossier

Le potentiel thérapeutique de l'interaction homme-robot

Mis en ligne le 07/03/2016

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  • Les résultats positifs obtenus auprès de patients atteints de troubles du spectre autistique ou de la maladie d'Alzheimer plaident en faveur d'un usage à visée thérapeutique des robots sociaux.
  • L'interaction avec les robots sociaux contribue à une amélioration des troubles de la communication, de l'interaction sociale, du comportement et de l'humeur.
  • L'impact, à moyen et long terme, et les effets indésirables de cet usage, ainsi que les risques psychopathologiques qui lui sont associés ne sont pas connus et devraient faire l'objet d'études.
  • Double de soi ou de l'autre, mobilisant une aire de jeu par ses capacités interactives, le robot social incarne l'objet transitionnel winnicottien et constitue une ressource supplémentaire et originale pour le travail thérapeutique.
Si des outils technologiques tels que les jeux sérieux, les jeux vidéo, les tablettes numériques, Internet, franchissent timidement le seuil de rares établissements de santé et cabinets de psychologues ou de psychiatres, l'exploration du potentiel thérapeutique de l'interaction avec des robots sociaux, particulièrement pour les patients présentant la maladie d'Alzheimer ou des troubles du spectre autistique (TSA), demeure principalement confinée aux laboratoires de recherche en robotique sociale. Un robot social est un système artificiellement intelligent, autonome ou semi-autonome (lorsqu'il est téléopéré), ayant des compétences sociales ainsi qu'affectives, cognitives et kinesthésiques, notamment, et capable d'interagir avec un humain sur le plan verbal et/ou non verbal. Il est doté d'une corporéité, le plus souvent humanoïde ou animaloïde, quelquefois aussi mécanique ou mixte. Un robot social est qualifié d'émotionnel ou d'affectif lorsqu'il est susceptible de manifester certains états affectifs et émotions par ses expressions faciales, ses gestes, sa posture ou ses paroles, ainsi que d'en susciter chez les humains, voire d'adapter ses réponses et son comportement à ces derniers. Notons que les humains attribuent aux machines intelligentes et aux robots sociaux des traits de personnalité, des vécus affectifs, des intentions et des capacités qui dépassent leurs compétences véritables et leurs comportements observables.
auteur
Dr Ritta BADDOURA
Dr Ritta BADDOURA

Psychologue
Institut Mines-Télécom, Paris
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Psychiatrie
Mots-clés