Editorial

Lorsque le prescripteur a ses raisons que la raison ne peut connaître !
À propos du bilan initial d'un cancer du sein opérable d'emblée

Mis en ligne le 21/01/2016

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Ce sujet évoque un exemple typique de recommandations nationales claires, publiées et diffusées, qui, en pratique, ne sont que rarement appliquées.
Je vais donc aborder avec lucidité la difficulté, en soulignant que les opinions ici exprimées n'engagent que leur auteur, qui essaie de comprendre ce qui se passe.
Les faits sont simples : à la suite d'un travail collaboratif de qualité, notamment avec la Société française de sénologie et de pathologie mammaire, l'Institut national du cancer (INCA) a publié, en juillet 2012, des recommandations professionnelles intitulées “Cancer du sein infiltrant non métastatique – questions d'actualité”. Ce document s'inscrit dans la mise en oeuvre du plan cancer 2009-2013, mesure 19. Dans ce document figure, entre autres, tout un chapitre sur le bilan initial à réaliser en l'absence de signe clinique. J'invite le lecteur à lire l'ensemble du document, disponible sur le site de l'INCA. En conclusion, on y lira que pour les T1, T2-N0, une échographie axillaire systématique est recommandée, avec prélèvement ganglionnaire au besoin ; en revanche, il n'est pas recommandé de réaliser un bilan d'extension systématique. Ce bilan devient recommandé en cas de pN+.
auteur
Dr Jean-Rémi GARBAY†
Dr Jean-Rémi GARBAY†

Médecin
Chirurgie viscérale et digestive
Institut Gustave Roussy, Cancer Campus, Villejuif
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Oncologie sénologie,
Sénologie
thématique(s)
Dépistage,
Mammographie
Mots-clés