Editorial

La médecine nucléaire

Mis en ligne le 07/12/2015

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Au commencement de la cancérologie sénologique était la scintigraphie osseuse. Déjà, les services rendus étaient grands en termes de classification pronostique et d'adaptation du traitement. Depuis, le cancer du sein a révélé sa vraie nature : celle d'une pathologie polymorphe, qui présente de multiples situations cliniques et biologiques. La médecine nucléaire nous apprend à mieux la connaître, en accédant à sa vision, selon la définition donnée par Antoine de Saint-Exupéry : “connaître, ce n'est point démontrer ni expliquer. C'est accéder à la vision”. Vision du ganglion sentinelle axillaire, pour guider le geste du chirurgien. Vision du drainage mammaire interne, à l'heure où l'on maîtrise encore mal les indications d'une radiothérapie ganglionnaire, qui participe à la survie de nos patientes. Vision de la réponse tumorale à la chimiothérapie. Ou, plus prosaïquement, vision de l'extension à distance du cancer. L'imagerie actuelle permet ainsi de ne pas omettre une présentation oligométastatique ; situation qui fait couler beaucoup d'encre et justifie les études randomisées portant sur la pertinence d'un traitement local des métastases, pour peu qu'elles se comptent sur les doigts d'une main.

auteur
Dr Marc BOLLET
Dr Marc BOLLET

Médecin
Radiothérapie
Institut de cancérologie et centre de radiothérapie Hartmann, Levallois-Perret
France
Contributions et liens d'intérêts

centre(s) d’intérêt
Oncologie sénologie,
Sénologie