Dossier

Quel futur pour l'imagerie du sein ?

Mis en ligne le 13/01/2019

Mis à jour le 13/01/2019

Auteurs : C. Balleyguier, J. Arfi-Rouche, M. Attard, M. Cousin, A. Conversano, M. C. Mathieu, S. Delaloge

Recommandé par 1 personne

Lire l'article complet (pdf / 356,98 Ko)
  • Le dépistage du cancer du sein évoluera vers un dépistage stratifié en fonction du risque.
  • Les techniques modernes de mammographie comme la tomosynthèse ou l'angiomammographie seront utilisées en routine.
  • L'échographie et l'IRM seront complémentaires, avec une amélioration de la qualité de l'image et de la performance diagnostique.

L'imagerie du sein évolue en permanence, si bien qu'il est hasardeux de prédire exactement aujourd'hui quel sera l'avenir… Cependant, des tendances actuelles se profilent et laissent envisager ce qui pourrait être le standard dans 10 ans. L'imagerie du sein s'oriente de plus en plus vers l'imagerie de précision, personnalisée, en intégrant le confort et le ressenti des patientes. L'imagerie devra être multimodale pour optimiser le diagnostic et les radiologues devront appréhender la prise en charge d'expertise en sénologie, plus que celle de techniques isolées. L'intelligence artificielle sera présente, dans le but de faciliter l'analyse du radiologue, en lui enlevant un certain nombre de tâches répétitives, ou en lui permettant de synthétiser de multiples informations pour un diagnostic plus rapide et plus précis.

Fera-t-on toujours des mammographies ?

On peut raisonnablement estimer que l'on réalisera toujours des mammographies en première intention, en dépistage, et en diagnostic. En France, le parc de mammographies est déjà à 90 % numérique, avec toutefois des disparités de techniques et d'équipements. Comme, actuellement, les constructeurs concentrent leurs développements sur la mammo­graphie numérique plein champ, c'est ce type de technique uniquement qui existera dans 10 ans.

La mammographie numérique a permis le dévelop­pement de nouvelles techniques additionnelles comme la tomosynthèse ou l'angiomammo­graphie. Aujourd'hui, de plus en plus de radiologues s'équipent de mammographes numériques plein champ comprenant des systèmes de tomosynthèse, mais cette technique n'est pas encore autorisée en dépistage organisé. Il est vraisemblable qu'à 10 ans la tomosynthèse aura remplacé la mammographie2D pour le dépistage et le diagnostic. Un contrôle qualité adapté à la tomosynthèse a été validé au niveau européen, et les modalités d'application en France sont en cours d'élaboration aujourd'hui.

Place de la tomosynthèse

La tomosynthèse est une technique de mammo­graphie développée depuis plus de 15 ans qui consiste non plus à acquérir 2 images fixes du sein, mais un volume d'images, par un déplacement du tube de rayons X sur une angulation définie. Chaque constructeur a une technique qui lui est propre. On analyse les images sur une console dédiée, permettant de naviguer dans le volume d'images, reconstruites tous les millimètres ou tous les centimètres. Ainsi, le nombre d'images varie selon l'épaisseur du sein. L'avantage de cette technique est de s'affranchir d'une partie des effets masquants du tissu mammaire sur d'éventuelles lésions, et de mieux définir les contours des lésions bénignes et des cancers.

La tomosynthèse mammaire permet d'augmenter le taux de détection des cancers, principalement invasifs, en particulier dans les seins denses de type C (figure 1). Une récente étude prospective italienne a montré que la tomosynthèse mammaire 2 incidences (face, oblique) associée à la vue synthétique (image 2D reconstruite à partir du volume 3D) permettait d'augmenter significativement le taux de détection de cancers (1). Dans cette étude, 16 666 femmes asymptomatiques âgées de 50 à 69 ans ont été dépistées dans le programme de dépistage de Vérone avec une tomosynthèse 2 incidences, avec analyse complémentaire de la vue synthétique. Les résultats ont été comparés à ceux de la précédente cohorte de dépistage, en 2014, où les mammographies avaient été réalisées uniquement en 2D (14 443 femmes). Le programme avec tomosynthèse et vue synthétique a permis une augmentation de détection de cancers invasifs significatifs par rapport au ­programme de dépistage 2D, avec un taux de détection de 9,30 versus 5,41 cancers pour 1 000 femmes. Ce qui est intéressant est que les cancers dépistés étaient plus souvent des cancers invasifs de stade 1 (72,3 % avec la tomosynthèse versus 50 % avec la mammographie 2D), avec moins de cancers in situ (9 % avec la tomosynthèse versus 26,9 % avec la mammographie 2D). Le taux de rappel était similaire entre les 2 techniques (4 % pour la tomosynthèse versus 4,2 % pour la mammographie 2D) [1]. Ces résultats sont en accord avec ceux des principales études prospectives et rétrospectives comparant l'apport de la tomo­synthèse par rapport à la mammo­graphie 2D (2-5).

Une grande étude américaine, l'étude T-MIST, financée par le National Cancer Institute et contrôlée par l'ACRIN (American College of Radiology Imaging Network) et l'ECOG (Eastern Cooperative Oncology Group) a débuté en juillet 2017 et se terminera en 2025 (6). Dans cet essai prospectif randomisé de phase 3, tous les systèmes de mammographie commercialement disponibles et agréés FDA (Food and Drug Administration) pourront être utilisés. Quelque 165 000 femmes asymptomatiques âgées de 45 à 74 ans seront incluses dans l'étude. Elles seront randomisées dans 2 bras, soit tomosynthèse seule soit mammographie 2D seule, avec une mammo­graphie (annuelle en l'absence de ménopause, ou tous les 2 ans chez les femmes ménopausées) pendant 5 ans. Le but de cette étude est notamment d'évaluer le nombre de cancers invasifs détectés dans chaque bras.

Il est probable qu'à l'issue de cette étude, si les résultats sont en faveur de la tomosynthèse, le passage au dépistage par tomosynthèse sera favorisé dans tous les pays qui pratiquent le dépistage, comme cela a été le cas avec l'étude DMIST en 2005, dont les résultats ont été meilleurs avec la mammographie numérique qu'avec la mammographie analogique notamment dans les seins denses (7).

Autres techniques en mammographie

Il est vraisemblable que dans 10 ans la plupart des constructeurs de mammographie proposeront de l'imagerie multimodale intégrant des techniques comme l'angiomammographie et la possibilité de biopsier des lésions de différentes façons, sous tomosynthèse ou sous angiomammo­graphie. L'angio­mam­mographie est une technique de mammo­graphie numérique avec injection de produit de contraste iodé, qui peut concurrencer l'IRM, notamment dans les bilans d'extension des cancers du sein ou les impasses diagnostiques en mammo­graphie (8-10) [figure 2]. Cette technique a montré des performances quasi similaires à celles de l'IRM, notamment dans l'évaluation tumorale, avec beaucoup moins de faux positifs et de rehaussements glandulaires gênant l'analyse (8). Le ressenti des patientes est également meilleur qu'avec l'IRM, cette technique étant moins anxiogène (pas de bruit, durée moins longue, pas de sensation d'étouffement).

La mammographie du futur intégrera également de nouvelles techniques de compression, dans le but d'améliorer le confort de la patiente pendant l'examen, avec des techniques d'autocompression (11) la faisant ainsi participer à son examen, et avec de nouveaux matériaux permettant une compression adéquate et une réduction de la gêne liée à la compression (palettes flexibles, palettes en matériaux déformables, etc.).

Des développements sont en cours pour intégrer la mammographie et l'échographie dans le même examen, avec des sondes d'échographie sur un mammo­graphe, permettant une fusion de la mammo­graphie et de l'échographie, ce qui pourrait améliorer encore les performances de ces examens (12).

Intelligence artificielle en mammographie

L'intelligence artificielle va probablement jouer un grand rôle en imagerie du sein, et notamment en mammographie. Ces techniques, incluant les approches de machine learning et deep learning commencent à émerger. Le principe de machine learning est d'intégrer des outils informatiques et statistiques, pour permettre à des ordinateurs d'apprendre, sans programmation explicite, à travers l'extraction automatique de paramètres, et l'analyse de données complexes, de grandes bases de données (13). En mammographie, quelques expériences voient le jour, avec des systèmes informatiques capables de transformer une image mammographique numérique en millions de pixels, qui pourraient livrer des informations invisibles pour l'œil humain (14). Un concours (DREAM-challenge) organisé par le National Cancer Institute, le Group Health Cooperative, l'Icahn School of Medicine at Mount Sinai, la FDA, Apple et IBM a réuni près de 1 200 participants en 2017 pour comparer les meilleurs algorithmes de prédiction du cancer du sein à partir de mammographies de dépistage. Ainsi, une base de données de plusieurs milliers d'images mammographiques annotées a été analysée par les logiciels proposés par de nombreuses sociétés informatiques reconnues ou des start-up dans le but d'évaluer le meilleur ; le vainqueur de ce défi a été la société Therapixel®, start-up française qui a obtenu les meilleures performances diagnostiques. Une étude est actuellement en cours pour optimiser et évaluer cet outil informatique sur une plus importante base de données. Ces systèmes sont prometteurs. Toutefois leur place dans le dépistage du cancer du sein reste à inventer, et l'intelligence artificielle est encore à un stade très balbutiant.

Quel est l'avenir du dépistage du cancer du sein ?

Le dépistage du cancer du sein du futur devra intégrer une approche personnalisée en fonction du risque de survenue d'un cancer du sein (15). Pour certaines catégories de femmes à très bas risque, ce sera une désescalade de la mammographie, alors que d'autres seront éligibles à une mammographie annuelle ou une IRM ajoutée à la mammographie. Deux études internationales ont débuté ou vont débuter prochainement pour évaluer la pertinence d'une approche personnalisée dans le dépistage du cancer du sein : les programmes WISDOM (États-Unis) et MyPEBS (Europe).

L'étude MyPEBS

L'étude MyPEBS, pilotée par le Dr Suzette Delaloge en Europe a obtenu un financement européen par le programme H2020 et commence début 2019 (16). Cette étude va concerner des femmes de 40 à 70 ans, sans facteurs de risque de cancer du sein ; 85 000 femmes seront invitées dans 5 pays (France, Belgique, Italie, Israël et Royaume-Uni). Il est prévu d'inclure 20 000 femmes en France. Les femmes seront randomisées dans 2 bras : bras standard (protocole de dépistage selon les recommandations du pays) et bras personnalisé.

Le risque sera évalué selon les scores du BCSC (Breast Cancer Screening Consortium) ou Tyrer-Cuzick en cas d'antécédent familial au premier degré. Ces scores incluent les antécédents familiaux de cancer du sein au premier degré, les antécédents de biopsie bénigne du sein, la densité mammaire et l'âge, ainsi qu'un score de 300 polymorphismes réalisé chez toutes les femmes du bras person­nalisé à partir d'un échantillon salivaire. Le score final permettra d'adapter la stratégie de dépistage selon le niveau de risque :

  • en cas de risque faible (< 1 % à 5 ans) : une mammo­graphie sera réalisée au début de l'étude puis à 4 ans (fin de l'étude) ;
  • en cas de risque moyen (1-1,67 %) : le dépistage standard sera proposé (mammographie tous les 2 ans de 50 à 74 ans en France) ;
  • en cas de risque élevé (1,67-6 %) : comparable à une histoire personnelle de cancer du sein d'hyper­plasie atypique, une mammographie tous les ans plus une échographie en cas de forte densité mammaire sera proposée ;
  • en cas de risque très élevé (> 6 %) : comparable à être porteur d'une mutation génétique héréditaire BRCA1 ou BRCA2, une mammographie tous les ans plus une IRM seront proposées.

L'objectif principal de MyPEBS est de réduire le nombre de cancers localement avancés (> stade 2) de 20 % dans le bras personnalisé.

L'étude WISDOM

L'étude WISDOM, pilotée par le Dr Laura Esserman, a débuté en 2017 et doit inclure 100 000 femmes de 40 à 74 ans en Californie (17). Le schéma de l'étude est à peu près similaire, avec établissement d'un score de risque intégrant 200 SNP (Single Nucleotide Polymorphism) et les mêmes facteurs de risque que ceux de l'étude MyPeBS. L'objectif primaire est de montrer la non-infériorité du dépistage personnalisé par rapport au dépistage standard, et sa meilleure adhésion de la part des femmes.

Les résultats de ces 2 études vont très certainement faire changer les modalités de dépistage du cancer du sein dans 10 ans.

Qu'en est-il de l'échographie du sein ?

Il est raisonnable de penser qu'on fera toujours des échographies du sein. Comme en mammographie, il faudra intégrer la multimodalité en échographie, avec des techniques comme l'élastographie, ou peut-être l'imagerie optique couplée à l'échographie (18). La technique des sondes d'échographie sera optimisée, avec des nouveaux matériaux qui permettront d'augmenter la résolution spatiale et la qualité de l'image. L'échographie étant plutôt sensible et moins spécifique, des systèmes de deep learning, comme en mam­mo­graphie, pourront être appliqués en temps réel pour améliorer la caractérisation (figure 3). Ces systèmes commencent à émerger en écho­graphie et peuvent même être des outils intéressants de forma­tion pour les jeunes radiologues.

Le dépistage additionnel par échographie automatisée sera probablement une routine dans de nombreux pays. Cette technique existe déjà, notamment dans les pays où l'échographie est réalisée par des techniciens et non des médecins radiologues. L'idée est d'acquérir des plans de coupe standardisés sur chaque sein (3 au minimum) afin de couvrir la totalité de chaque sein. Les images sont ensuite envoyées sur des consoles dédiées afin que le radiologue puisse les visualiser et les analyser, dans le plan d'acquisition axial, mais aussi avec les reconstructions multiplanaires, notamment coronales, intéressantes pour visualiser les spicules.

Des outils d'analyse comme l'aide au diagnostic (CAD) peuvent être utilisés pour faciliter la lecture d'un grand volume d'images. Les études actuelles sur cette technique associée à la mammographie montrent une amélioration du taux de détection de cancers dans les seins denses, avec un taux de faux positifs similaires à celui de l'écho­graphie 2D (19, 20). Le temps de lecture des images en revanche est significativement réduit par rapport à l'échographie réalisée par un radiologue.

Quid de la prise en charge des lésions infracliniques ?

Il est autorisé de penser que la prise en charge des cancers ou atypies infracliniques pourrait bénéficier des techniques de destruction percutanées, comme la radiofréquence, les HIFU (High-Intensity Focus Ultrasound), la destruction par laser ou bien la cryothérapie, et se passer de la chirurgie. Ces techniques existent aujourd'hui, mais peinent à être utilisées réellement en routine. Leur efficacité est démontrée, notamment quand le ciblage est parfaitement réalisé, et la destruction des lésions, réelle. Ces techniques sont surtout utilisées aujourd'hui dans des protocoles de recherche ou en alternative à la chirurgie, en cas de contre-­indication opératoire chez des femmes âgées. On pourrait imaginer le traitement de certains cancers du sein invasifs, infracliniques par ce type de techniques associées à une irradiation partielle du sein, permettant une désescalade thérapeutique. Cela nécessitera une excellente coopération entre les chirurgiens, oncologues, radiothérapeutes et radiologues.

En attendant, les techniques de repérage pré-­opératoire par harpon ou fil-guide devront évoluer. Des techniques alternatives comme la technique de repérage isotopique (ROLL) ou les radioseeds (grains d'iode radioactifs insérés au contact de la tumeur), sont utilisées en routine dans certains pays, tels que les États-Unis ou le Canada. La technique de radioseeds fait actuellement l'objet d'une étude au centre de lutte contre le cancer de Nice. Ces techni­ques utilisent cependant des éléments radio-ionisants, impliquant des contraintes organisationnelles, difficiles à appliquer en routine.

Une alternative au fil de repérage est la technique par insertion de clip magnétique (Magseed®) au contact de la tumeur, repérable en peropératoire de façon percutanée, sans fil-guide par une sonde de détection dédiée. Cette technique est intéressante car non irradiante, très simple à mettre en place, et permet une grande liberté pour le chirurgien sur le choix de sa voie d'abord. Cela peut faciliter l'organisation des rendez-vous de repérage, car le clip peut être inséré dans le sein jusqu'à 30 jours avant la chirurgie. Elle peut même être couplée à la détection du ganglion sentinelle par injection de particules d'oxyde de fer en périaréolaire (technique Sienna®). Elle nécessite toutefois une adaptation du matériel chirurgical, en utilisant du matériel non ferro­magnétique, pour ne pas créer d'artefacts durant la chirurgie.

IRM

L'IRM sera de plus en plus utilisée et l'évolution des techniques permettra une amélioration de la résolution spatiale et de la qualité des images. Les antennes évolueront aussi dans le même sens. On peut imaginer que de nouveaux types d'antennes pourront être développés, permettant une acquisition en décubitus, avec la même qualité d'image qu'en procubitus. Ces images en décubitus pourraient être couplées à des systèmes de capteurs sur la peau, permettant une localisation pré- et per­opératoire, permettant de faciliter la détection de lésions additionnelles par échographie dirigée et la visibilité des lésions IRM en temps réel pendant la chirurgie avec des systèmes de lunettes dédiées. Quelques expériences de ces techniques ont été publiées récemment (21).

La durée d'un examen IRM pourra être réduite de façon significative, et l'idée d'une IRM test de dépistage est possible. C'est le principe des protocoles abrégés d'IRM, qui utilisent seulement les images sans et avec injection entre 1 et 3 minutes, avec des reconstructions MIP pour le dépistage du cancer du sein. Ainsi, l'acquisition des images est de moins de 15 minutes, avec un temps d'interprétation réduit de moins de 1 minute. Les premières expériences publiées montrent l'équivalence en termes de détection de ce type de protocoles par rapport aux proto­coles classiques (22). Un programme hospitalier de recherche clinique multicentrique vient de débuter, pour comparer les perfor­mances d'un protocole abrégé d'IRM par rapport au protocole classique en routine clinique.

Enfin, étant donné la problématique actuelle liée à la question des rétentions de gadolinium libre dans les noyaux gris centraux à la suite d'injections de produits de contraste IRM, les essais d'alternative à l'utilisation de produits de contraste, comme l'IRM sans contraste utilisant des séquences T2 et des séquences de diffusion optimisées, seront sûrement plus nombreux. La recherche évolue également pour élaborer de nouveaux produits de contraste IRM, alternative aux chélates de gadolinium, comme avec le manganèse (23).

Enfin, la TEP-IRM sera probablement amenée à se dévelop­per également. Seuls quelques systèmes sont installés en France aujourd'hui, et les indications ne sont pas formellement établies, notamment en sénologie. Un des intérêts pourrait être le bilan d'extension des cancers du sein agressifs, comme les tumeurs HER+ ou les cancers triple-négatifs, mais si l'on souhaite obtenir un bilan locorégional et à distance adéquat, il faudra que la technique d'IRM sein en décubitus avec antenne adaptée soit au point, pour avoir la performance d'une IRM sein avec antenne sein dédiée, en procubitus.

Conclusion

L'imagerie mammaire devrait devenir de plus en plus personnalisée, avec des protocoles de dépistage stratifiés selon le risque personnel de cancer du sein et des techniques d'imagerie plus confortables faisant participer les patientes, avec plus de caractérisation. L'informatique et l'intelligence artificielle feront encore plus partie du paysage, et il faudra bien définir leurs champs d'action pour que ces techniques puissent faciliter et optimiser le rôle important du radiologue en sénologie.■


FIGURES

Références

1. Caumo F, Romanucci G, Hunter K et al. Comparison of breast cancers detected in the Verona screening program following transition to digital breast tomosynthesis screening with cancers detected at digital mammography screening. Breast Cancer Res Treat 2018;170(2):391-7.

2. Bernardi D, Caumo F, Macaskill P et al. Effect of integrating 3D-mammography (digital breast tomosynthesis) with 2D-mammography on radiologists’ true-positive and false-positive detection in a population breast screening trial. Eur J Cancer 2014;50(7):1232-8.

3. Lång K, Andersson I, Rosso A, Tingberg A, Timberg P, Zackrisson S. Performance of one-view breast tomosynthesis as a stand-alone breast cancer screening modality: results from the Malmö breast tomosynthesis screening trial, a population-based study. Eur Radiol 2016;26(1):184-90.

4. Skaane P, Bandos AI, Gullien R et al. Comparison of digital mammography alone and digital mammography plus tomosynthesis in a population-based screening program. Radiology 2013;267(1):47-56.

5. Skaane P, Gullien R, Bjorndal H et al. Digital breast tomosynthesis (DBT): initial experience in a clinical setting. Acta Radiol 2012;53(5):524-9.

6. Pisano ED. Is tomosynthesis the future of breast cancer screening? Radiology 2018;287(1):47-8.

7. Pisano ED, Gatsonis C, Hendrick E et al. Diagnostic performance of digital versus film mammography for breast-cancer screening. N Engl J Med 2005;353(17):1773-83.

8. Fallenberg EM, Schmitzberger FF, Amer H et al. Contrast-enhanced spectral mammography vs mammography and MRI - clinical performance in a multi-reader evaluation. Eur Radiol 2017;27(7):2752-64.

9. Lobbes MB, Lalji U, Houwers J et al. Contrast-enhanced spectral mammography in patients referred from the breast cancer screening programme. Eur Radiol 2014;24(7):1668-76.

10. Tardivel AM, Balleyguier C, Dunant A et al. Added value of contrast-enhanced spectral mammography in postscreening assessment. Breast J 2016;22(5):520-8.

11. Balleyguier C, Cousin M, Dunant A, Attard M, Delaloge S, Arfi-Rouche J. Patient-assisted compression helps for image quality reduction dose and improves patient experience in mammography. Eur J Cancer 2018;103:137-42.

12. Schaefgen B, Heil J, Barr RG et al. Initial results of the FUSION-X-US prototype combining 3D automated breast ultrasound and digital breast tomosynthesis. Eur Radiol 2018;28(6):2499-2506.

13. Houssami N, Lee CI, Buist DSM, Tao D. Artificial intelligence for breast cancer screening: Opportunity or hype? Breast 2017;36:31-3.

14. Trister AD, Buist DSM, Lee CI. Will machine learning tip the balance in breast cancer screening? JAMA Oncol 2017;3(11):1463-4.

15. Delaloge S, Bachelot T, Bidard FC et al. [Breast cancer screening: On our way to the future]. Bull Cancer 2016;103(9):753-63.

16. http://mypebs.eu/fr/

17. Esserman LJ, WISDOM Study and Athena Investigators. The WISDOM Study: breaking the deadlock in the breast cancer screening debate. NPJ Breast Cancer 2017;3:34.

18. Hadjipanayis CG, Jiang H, Roberts DW, Yang L. Current and future clinical applications for optical imaging of cancer: from intraoperative surgical guidance to cancer screening. Semin Oncol 2011;38(1):109-18.

19. Vourtsis A, Kachulis A. The performance of 3D ABUS versus HHUS in the visualisation and BI-RADS characterisation of breast lesions in a large cohort of 1,886 women. Eur Radiol 2018;28(2):592-601.

20. Rella R, Belli P, Giuliani M et al. Automated breast ultrasonography (ABUS) in the screening and diagnostic setting: indications and practical use. Acad Radiol 2018;25(11):1457-70.

21. Park AY, Seo BK, Han H et al. Clinical value of real-time ultrasonography-MRI fusion imaging for second-look examination in preoperative breast cancer patients: additional lesion detection and treatment planning. Clin Breast Cancer 2018;18(4):261-9.

22. Chhor CM, Mercado CL. Abbreviated MRI Protocols: wave of the future for breast cancer screening. AJR Am J Roentgenol 2017;208(2):284-9.

23. Wang J, Wang H, Ramsay IA, Erstad DJ, Fuchs BC, Tanabe KK, et al. Manganese-based contrast agents for magnetic resonance imaging of liver tumors: structure-activity relationships and lead candidate evaluation. J Med Chem 2018;61(19):8811-24.

Liens d'interêts

C. Balleyguier déclare avoir des liens d’intérêts avec General Electric, Siemens Healthcare, Bracco et Samsung (conférencier invité).

J. Arfi-Rouche, M. Attard, M. Cousin, A. Conversano et M.C. Mathieu déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

S. Delaloge déclare avoir des liens d’intérêts avec General Electric (financement recherche et conférencier invité).

auteurs
Dr Corinne BALLEYGUIER

Médecin, Imagerie médicale, Gustave-Roussy Cancer Campus, Villejuif, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Julia ARFI-ROUCHE

Médecin, Imagerie médicale, Gustave-Roussy Cancer Campus, Villejuif, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Angélica CONVERSANO

Médecin, Chirurgie générale, Gustave-Roussy Cancer Campus, Villejuif, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Marie-Christine MATHIEU

Médecin, Anatomie et cytologie pathologiques, Institut Gustave-Roussy, Villejuif, France

Contributions et liens d’intérêts
Dr Suzette DELALOGE

Médecin, Oncologie, Gustave-Roussy Cancer Campus, Villejuif, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Sénologie,
Oncologie sénologie
Mots-clés