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Bronchiolites et asthme du nourrisson : traitements validés et invalidés

Mis en ligne le 29/12/2015

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Les études récentes le confirment : une première bronchiolite chez un nourrisson de moins d'un an ne justifie qu'un traitement symptomatique (désinfection rhinopharyngée et paracétamol en cas de fièvre). Ni les bronchodilatateurs, ni les corticoïdes inhalés ne réduisent la sévérité de l'épisode ou sa durée. La situation est différente en cas d'asthme du nourrisson, qui reste défini par la survenue de trois bronchiolites. La prise en charge fait alors appel aux bêta-2-agonistes pour l'épisode aigu et aux corticoïdes inhalés en traitement de fond, voire au montélukast. Quant à la kinésithérapie respiratoire, les méta-analyses ne sont toujours pas parvenues à apporter la preuve de son utilité…

La bronchiolite est caractérisée par une inflammation aiguë, un œdème et une nécrose des cellules épithéliales des petites voies aériennes avec augmentation de la production de mucus. Plusieurs virus peuvent être responsables de plusieurs bronchiolites. Le virus respiratoire syncytial (VRS) est le premier en cause ; viennent ensuite les rhinovirus, les métapneumovirus, les influenza virus et les adénovirus, avec des variations saisonnières. Certains enfants peuvent même présenter une double infection virale, ils sont alors plus symptomatiques et sont hospitalisés plus longtemps. L'évolution « naturelle » de la bronchiolite montre que les symptômes peuvent se prolonger.

centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
thématique(s)
Pneumologie
Mots-clés