Dermatologie

Lutte contre les poux, où en est-on ?

Mis en ligne le 31/10/2017

Auteurs : F. Leandro, S. Mallet

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A chaque rentrée scolaire, c'est le retour des poux : ils envahissent les écoles … et les cabinets médicaux ! Les familles consultent en cas de doute diagnostique, de complications avec des lésions de grattage excoriées ou impétiginisées, ou encore en cas de résistance à plusieurs traitements pourtant bien conduits. De nombreuses idées reçues viennent parfois compliquer la prise en charge de cette parasitose par ailleurs bénigne. Dans ce contexte, nous vous proposons de faire le point sur l'arsenal thérapeutique disponible et la conduite à tenir en cas de pédiculose du cuir chevelu.

Ce petit insecte hématophage de 2 à 3 mm a une durée de vie de 30 jours. La femelle pond 10 à 20 oeufs ou lentes par jour, qui deviendront adultes en 6 à 9 jours. Le pou n'infecte que l'homme. La transmission est principalement directe, mais peut être aussi indirecte par les oreillers, écharpes, brosses, etc. Les poux de tête, à la différence des poux de corps, ne véhiculent pas de maladie. Cependant, ils provoquent souvent d'importantes démangeaisons, principalement localisées aux niveaux rétroauriculaire et occipital. Ce prurit est dû à la salive libérée par le pou lors de son repas sanguin.

Les poux contaminent essentiellement les enfants d'âge scolaire, entre trois et onze ans, et jusqu'à 20 % des enfants chaque année [1]. Les parents font souvent le diagnostic eux-mêmes, en découvrant sur la tête de leur enfant des lentes fermement accrochées à proximité de la racine, plus rarement des poux adultes, ceux-ci étant particulièrement mobiles.


Liens d'interêts

Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.

auteurs
Dr Stéphanie MALLET

Médecin, Dermatologie et vénéréologie, Hôpital de la Timone, Marseille, France

Contributions et liens d’intérêts
centre(s) d’intérêt
Pédiatrie