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Purpura thrombopénique idiopathique : évolution des pratiques

Mis en ligne le 01/10/2008

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J.P. Lellouche soumet à ses confrères les quelques réflexions que lui a inspirées la lecture d’un article sur le purpura thrombopénique paru dans le numéro d’avril 2008 de Pediatrics Clinics of North America (V. Blanchette et P. Bolton- Maggs : « Immune thrombopenic purpura diagnosis and management »). Autrefois, à une date que J.P. Lellouche situe en 1974, les livres et conférences d’internat affirmaient que l’existence d’une thrombopénie pouvait être en rapport avec une leucémie et qu’il fallait, par prudence, pratiquer une ponction de moelle pour éliminer cette éventualité, même si l’expérience montrait qu’une leucémie n’était jamais révélée par un purpura thrombopénique. En 2008, les auteurs de l’article cité par J.P. Lellouche affirment qu’une thrombopénie isolée n’est jamais en rapport avec une leucémie ; les cas observés s’accompagnent toujours d’une modification du taux d’hémoglobine et de la formule blanche. Sur le plan thérapeutique, en 1974, rappelle J.P. Lellouche, on savait que l’abstention thérapeutique n’était pas une faute lourde, le risque d’hémorragie sévère étant faible, mais on préférait tout de même utiliser largement les corticoïdes. En 2008, l’abstention thérapeutique n’est plus considérée comme une faute a priori et les corticoïdes sont moins utilisés, constate notre confrère. La thrombopénie aiguë suscite une forte inquiétude, parfois même une panique chez les parents, qui pensent souvent que leur enfant a une leucémie ou « quelque chose comme une leucémie ».
centre(s) d’intérêt
Pédiatrie
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